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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 08:06

 

KONZERN ET TRUST. PENSÉE ART ET MEDIA. PRODUCTION ET FINANCIARISATION. « CONCRET FORT » ET « CONCRET FAIBLE ».

 

Konzern et trust. Pensée art et media. « Concret fort » et « concret faible ». Firmes multinationales et FMI. Armée et institution. Marchandise et monnaie…… Nourriture et recette de cuisine…

Il n’y a pas de vocabulaire pour affirmer la matérialité, pour affirmer que l’univers et nous-même dans l’univers, notre pensée comme nos sentiments, sont la matière et son mouvement.

Ce qui empêche d’avoir une vision matérielle des sentiments, par exemple, c’est quand nous  voyons un sentiment comme un objet figé et non comme un processus matériel, un mouvement de notre corps dans son rapport avec le reste de la matière, la société, la nature, l’univers.

 

Dans le caractère fétiche de la marchandise, Marx aborde cette question. Mais il n’a pas le temps de développer dans un long travail d’exposition, comme il le fait pour le capital, le « vrai ». « Le capital », le livre, cependant exprime ce qu’il y a de « symbolique » et ce qu’il y a de « concret » dans le "fonctionnement" du capital et de la société capitaliste. Il le fait sans qu’on s’en rende compte si on ne lit pas dans « Das Kapital » ce que le capital comporte comme « interaction faible » et « interaction forte ». J’emploie ces expressions en « singeant » d’une façon métaphorique mais pas tant métaphorique que ça, les notions de la physique quantique et de la physique relativiste, dans leur unité possible et leur séparation réelle, en attendant leur unité réelle, et conscience individuelle et collective « plus » globale du réel.

 

Ondes gravitationnelles,  champ électromagnétique, coup de marteau, marche à pied, regard, écriture, interactions fortes et interactions faibles, tout cela se mêle avec une grande confusion dans nos perceptions, nos observations, nos choix et nos actions quotidiennes immédiates et de longue durée.

En passant d’un champ à l’autre des sciences ou d’observation « populaire», on passe d’une philosophie de la vie et de la nature à l’autre, mais en fait on a bien du mal à penser « corps-soi » social et individu non « séparé », non indépendant, et à les réunir dans une autonomie et une dépendance, unies et contradictoires et fertiles, donnant naissance et développement

 

Mouvement particulier, mouvement global, leur identité, leur contradiction, leur unité, sont traduits dans notre symbolique, la symbolique idéelle et idéaliste et pensent ainsi leur sens concret à l’envers. Tout marche sur la tête et non sur les pieds. Cause et effets sont inversés. Leur unité démembrée. Le superficiel ressenti domine d’approfondissement mental et son besoin vital.

Comment faire comprendre ce que le symbolique a de matériel ? La monnaie par exemple, équivalent symbolique d’une valeur de biens créés, ne peut exister comme un « esprit immatériel ». Elle existe en tant que mouvement de la matière qu’est le mouvement de la pensée même si au contraire de l’or ou du papier, elle ne peut se toucher dans l’ordinateur ou la machine à calcul.

 

Il y a divinisation du symbolique comme il y a divinisation du pouvoir et de la domination. Domination de classe et domination de sexe relèvent aussi du symbolique comme du "concret" et le symbolique relève des rapports sociaux et de leur représentation mentale idéaliste et idéalisé, dans les forces contraires animant le mouvement du processus social, à double sens. Et en ce sens le symbolique n’est pas neutre, il prend part à la lutte dans un sens ou un autre. Chaque force contient son contraire en unité et en identité. Religion et philosophie s’interpénètrent, s’identifient mentalement en un consensus sur le présent contre une invention de l’avenir. Dans la société capitaliste les antagonismes économiques et les antagonismes symboliques vont d’un même mouvement.

 

Konzern et trust. Pensée art et media. « Concret fort » et « concret faible ». Firmes multinationales et FMI. Armée et institutions. Marchandise et monnaie. Nourriture et recette de cuisine…  Comment rendre cela concret dans « l’esprit » d’un individu humain ? La preuve du pudding c’est qu’on le mange. La preuve des firmes multinationales et du capital, c’est le salaire et les fins de mois et les biens non appropriables, ou la piscine de luxe et le yacht et leur usage ; la marchandise « concrète » valeur d’usage et la marchandise « abstraite » valeur marchande. Le « subjectif » et « l’objectif » et leur unité.

 

L’enflement monumental du capital constant dans le capital total, la révolution scientifique et technique et son coût pour le capital, la baisse tendancielle du taux de profit, ces mouvements comment les décrire et les exprimer concrètement pour qu’ils soient compris comme des forces matérielles. Comment imaginer  qu'un mouvement de la matière que nous sommes puisse créer un autre mouvement de la matière, nouveau,  résolvant la contradiction antagonique à un processus humain viable, contradiction contenue dans la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital ; et comment transformer qualitativement le coût du capital en résolution de l’évolution-transformation-complexification des besoins humains, des besoins sociaux, évolution qui constitue le processus infini d’humanisation sous la forme humaine ici et maintenant et sous toute autre forme de la vie pensante à venir sur cette terre, portion non centrale et diffuse de l’univers ?

 

Lorsqu’on parle d’interaction faible et d’interaction forte, on oublie la puissance des deux et leur unité de fonction et d’existence dans l’univers. Il y a un lien direct entre pensée, représentation et réalité globale dont elles font partie.

 

L’idéalisme philosophique, conservateur et réactionnaire en soi, ce qui n’est pas le cas d’un individu en soi,  consiste, finalement à essayer de comprendre le monde sans le transformer ; le transformer afin que la conscience de la matière sur elle-même que nous constituons poursuive le processus d’évolution-transformation-complexification de l’univers dont nous sommes partie organique.


Une des premières notes dans "le capital" de MARX est celle-ci : « le désir est l'appétit de l'esprit ». cela donne à réfléchir sur le profond progrès de la conscience qu'illustre la vision anthropologique marxienne dans l'étude de l'économie bourgeoise, et l'étude du système économique et social réel qu'est le capitalisme ; ses contradictions et les besoins de dépassement de la crise de croissance de l'humanité dans le capitalisme et son accumulation A-M-A’ ; et les remèdes pour que l’humanité poursuive sa croissance, pour grandir en qualité, ce qui suppose une accumulation quantitative nouvelle.

 

Pierre Assante. 28/11/2021 07:44:31.

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

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