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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 08:42

 

À Denis Durand en particulier et à tous en général,

très brièvement, sur le dÉbat sur la dette publique.

 

Sur le dernier N° d’Eco & Po. : Très riche et grand plaisir. Que çà continue !

Au fait pourquoi ne pas mettre les notes sur le côté des articles, par exemple dans celui de d’Yves DIMICOLI.

 

DENIS, Sur « votre » débat, passionnant aussi mais :

Ça part APPAREMMENT  un peu dans tous les sens, ce qui n’est pas mal en soi.

La PRODUCTION sans laquelle il n’y a pas d’échange est-elle en filigrane ? Sans doute !

MAIS ELLE N'APPARAÎT VRAIMENT EXPLICITEMENT que dans ta partie où il est question des conférences pour l’Emploi, la Formation, la Transformation Productive et écologique et les services publics.

 

Il y a dans les positions des deux ERIC (Merci à eux aussi !), très intéressantes pour moi, très approfondies dans les particularités, mais comme un relent d’une forme nouvelle de communisme de guerre adaptée au capitaliste du XXIème siècle financiarisé, mondialisé, numérisé : proposition de radicalité dans la transformation sociale, recherche d’une nouvelle cohérence, mais pas de vision d'ensemble suffisante il me semble, ce qui est normal dans une réflexion initiale. Peut-on l'avoir dès à présent ?

 

S’il a fallu passer à la NEP en 1921, c’est que le nouveau type d’échange mis en place par les bolcheviks ne suscitait ni initiative suffisante, et surtout ni production suffisante dans le contexte donné, historique, des forces productives.

 

La suppression de la parité de la monnaie d’avec l’or et sa valeur découlant d’un Temps de Travail Social Nécessaire Moyen historique de production, est une suite logique de Bretton Wood, elle libère in fine totalement le capital du lien DIRECT d’avec le travail concret et la production concrète; même s’il en dépend indissolublement !

 

Ce n’est pas stricto sensu une création de Keynes qui lui, garde, en tant et malgré que théoricien du capital un souci de la production, et des conditions de l’échange pour la permettre.

 

Cette « marge » énorme entre production monétaire en tant qu’équivalent symbolique de la marchandise produite et à produire, et production réelle, marchandise en général et marchandise force de travail en particulier, c’est bien là la possibilité de mettre en œuvre un projet social de développement de l’homme et de l’humanité, d’une appropriation nouvelle et infinie et universelle de la nature par l’homme, à double sens, en rapports dialectiques sains, viables :  une coopération entre les deux qui ne font qu’un, en unité, en contradiction non-antagonique et en identité. Ce qui n’est pas le cas de la contradiction antagonique dans le développement du capitalisme : accumulation historique de contradiction mettant en cause « l’équilibre-déséquilibre relatifs »  nécessaire au mouvement, et remettant en cause le développement lui-même, en ce qui concerne l’humanité au stade atteint, du galet aménagé à « l’informatisation-automatisation » qui n’est pas encore de progrès mais peut l’être.

 

Mais ce n’est pas le but des firmes multinationales et de l’establishment US qui domine les décisions du monde, et que la puissance chinoise dérange en cela. Bretton Wood et la suppression de la parité sont le chemin employé par « les super-riches » et leurs privilèges pour pouvoir spéculer indépendamment de la production réelle et des besoins humains. Suraccumulation-dévalorisation du capital dans les lois d’accumulation et de baisse tendancielle du taux de profit du cycle A-M-A' (Argent-Marchandise-Argent’ et A-A' de la financiarisation et son paroxysme) et l’achat de la force de travail, est la contradiction antagonique du développement ici et maintenant et à venir, dramatiquement en grand et pas en petit drame local et temporellement relatif.

 

Une révolution modifie radicalement les conditions de production et d’échange, mais ne peut partir que de l’existant. C’est donc à partir de l’existant que sont modifiées les nouvelles conditions de production et d’échange. Et c’est en cela que le levier de la production monétaire, employé dans le sens des besoins de développement humain doit être utilisé.

 

Et ce n’est qu'en cela  qu’on peut atteindre un nouveau mode d’échange de la production et un nouveau mode de production : c’est ce que dit Denis DURAND, il me semble,  dans sa première intervention QUAND il rappelle sa vision de la dette par rapport au titre du débat.

La vision d’ensemble de l’article de D’Yves DIMICOLI « l’Europe au cœur  des enjeux présidentiels » est saisissante ! Super ! Merci à lui et aux 3 débatteurs sur la dette publique et leurs deux animateurs et toute l’équipe d’Eco & Po pour ce qu’ils nous permettent de comprendre pour agir collectivement.

 

BONNE CONTINUATION ! MERCI A TOUS !

 

Pierre Assante. 27/11/2021 07:47:16.

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

 

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commentaires

B
En 1971 en décrochant le dollar de l'or , les Etats Unis ont financiarisé l'économie . La finance prime par rapport à l'économie réelle . Voila pourquoi , il faut prendre le pouvoir sur l'argent afin de l'utiliser autrement .
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