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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 08:08

 

DOMINATIONS. CONTRADICTIONS. LIBÉRATIONS.

 

On ne peut comprendre les dominations sociales qu’en comprenant les contradictions sociales, les contradictions antagoniques et les contradictions tout court, les forces contraires animant le mouvement, leur unité et leur identité, c’est-à-dire la dialectique hégélienne « remise sur pied »  par la pensée Marx.

Certes on peut s’approcher de cette compréhension sous diverses formes de pensée, mais pourquoi ne pas employer, dans la l’incroyable diversité de ce qui fait la pensée de l’individu, de la personne, l’outil le plus adéquat ?

Après 1968, le Parti communiste Français  a repensé les contradictions dans le contexte nouveau, et de cette réflexion nouvelle est née une hypothèse nouvelle, progrès possible sur les anciennes, nouveau petit pas pour poursuivre chemin, sur comment dépasser les contradictions, se libérer de la domination du capital (Critique de l’économie politique - "Le Capital"-, Marx 1867), de l’argent, de son système dont la crise s’amplifiait en 68 et qui se manifeste avec violence aujourd’hui en 2021 et dans ce siècle. Cette réflexion a été mise en texte : Le Manifeste de Champigny en 1969. Oublié dans "la période Marchais" et qui pose interrogation. A revoir et développer. Pas de mouvement révolutionnaire sans théorie révolutionnaire…

Dans les années 1960-1970, l’avancée au Vietnam, au Portugal au Chili, les progrès d’une gauche de transformation sociale en Europe, en France, Italie, Espagne et dans le monde… confortait cette réflexion.

Le coup d’état US-Pinochet a remis en cause une  vision d’une avancée où une transformation qualitative sociale lente, radicale mais progressive, à l’image d’une évaporation, transformant l’eau en vapeur sans bouillir. Une des réactions des plus caractéristique fut celle de Berlinguer, et de doute opportuniste du PCI qui ont suivi la mort de Berlinguer et coupé toute analyse  sur les capacité d’un parti communiste et de la société de se transformer dans le sens de créer une nouvelle hégémonie démocratique du salariat contre la dictature de l’argent, le libéralisme à son paroxysme et le recul de la satisfaction des besoins sociaux qui l’accompagne jusqu’au blocage du développement-complexification-évolution sociale dans son unité, sa globalité- diversité.

Depuis l’autodissolution du PCI, forme parmi d’autre d’un processus de régression mondiale dont elle ne constituait qu’une part visible d’un iceberg, la preuve a été donnée par les évènements. Laisser sans luttes adéquates le capital développer et renforcer son hégémonie conduit au suicide de la société : les rails du libéralisme mondialisé, numérisé, ceux des sociétés multinationales et leur recherche de renflouement du taux de profit par une austérité galopante, mène tout droit au précipice.

Les économistes communistes proposent un processus radical et progressif s’attaquant à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital par des mesures concrètes, et non des incantations anticapitalistes moralistes dont l’addition ne fait pas une synthèse nécessaire au changement, mais une erreur composée (Misère de la philosophie, Marx 1847).

Rappel bref ultra résumé de ces meures, qui ont été développées dans « Economie et Politique » (1) et mise en musique politique par « En avant le manifeste » dans le PCF : La SEF, les Fonds, le crédit, les nouveaux droits du travail, la production et l’usage de la création monétaire, les DTS… (Théorie sur les crises de Suraccumulation et dévalorisation du Capital, Paul Boccara, 2014-15)

MAIS mettre en œuvre ces mesures c’est à la fois les mesures elles-mêmes et la construction d’une hégémonie des idées soutenant ces mesures, réduisant l’hégémonie du capital, dans une lutte des contraires du salariat et de la population contre les effets du capital puis le capital lui-même, aboutissant à une nouvelle hégémonie, transition de progrès humain vers un nouveau mode de production et d’échange dépassant la vente-achat de la force de travail.

Nul ne peut dire à l’avance quel sera le chemin, dans le mouvement social aléatoire et causal, dans le mouvement global de la société, celui des zones de développement mondial et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques, dans le mouvement des consciences et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques, celui de la vente de la force de travail elle-même et de l’organisation du travail (Travail, ergologie et politique, Yves Schwartz, 2021) et des marchés et leurs contradictions, non antagoniques et antagoniques ; marché du travail, marché des moyens de production, marché des biens de consommation, marché international et leur unité-diversité.

Lorsque j’affiche dans le cadre de la campagne de Fabien Roussel, celle de tous les communistes, je tente, petite souris et lent escargot de contribuer à un immense mouvement qui peut se développer en réponse à la crise du capitalisme et remettre sur pied le développement humain dans son milieu, la Terre et l’Univers, en tant que conscience dans la conscience universelle dont on connait si peu, de la nature sur elle-même (Manuscrits Marx, 1844).

Pierre Assante. 08/07/2021 07:30:34.

(1) https://www.economie-et-politique.org/

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commentaires

Besse Daniel 08/07/2021 08:31

J'étais jeune à l'époque , mais il me semble que Waldeck Rochet était plus dialecticien que G. Marchais .

Pierre Assante 08/07/2021 08:49

Pas de doute là-dessus !

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