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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 17:22

L'INSTANT ET LA DURÉE : une complexité à saisir sous peine de mort.

L'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir.

 

Une construction n’existe que dans la contradiction de l’instant et de la durée ; de leur unité et leur identité ; une construction aussi minuscule qu’elle soit, qu’elle nous apparaisse. Le point et l’instant, l’espace et le temps infini sont le réel, forment le réel, la matière qui nous constitue, l'alliance de l'instant infini et de l'instant devenir (1). 

Cette contradiction dialectique de l’instant et de la durée est loin de faire à ce jour le moteur de la construction de notre pensée, de notre construction des concepts, des systèmes de concepts dont nous nous servons pour répondre à nos besoins de subsistance, matérielle et morale en unité puisque tout et tous  sont matériels et constituent un même mouvement, nos besoins en évolution-développement-complexification et leurs rapport-unité avec l’évolution-développement-complexification globale de l’univers, du point infini et de l’espace infini, de l’instant et de la durée.

Comprenne qui pourra, moi le premier.

La primitivité de notre pensée dans le saisissement du réel en tant qu’instant et durée découle de la formation de la « part » de la conscience en gésine de la nature sur elle-même que nous constituons historiquement, dans notre temps et notre espace défini historiquement aujourd’hui. Car il n’est pas certain que cette incapacité de saisir si peu le présent ou plutôt de ne le saisir qu'une fois passé, une fois qu’il a constitué le passé récent et lointain ne soit pas propre à l’état primitif du développement de notre espèce. Le rétrécissement progressif de durée de saisie du présent est sans doute un mouvement de développement d’une espèce constituant progressivement et indéfiniment une conscience de la nature sur elle-même en unité de développement de l’univers.

Ce qui ne veut pas dire que notre constitution présente ne fonctionne pas sur la réalité de l’instant et de la durée, mais que la construction consciente du devenir est pour nous à naitre, en tout cas à se développer d’une façon qualitativement nouvelle, ce qui expliquerait l’état des conflits sociaux qui constituent la préhistoire de l’humanité (2), dont nous ne sommes pas sortis, et dont le communisme est « la fin » :  la capacité de mettre en commun les efforts des hommes dans leur rapport avec l'univers et dans la résolution de leurs subsistance constituant ce futur de l’humanité, comme de toute entité pensante de quelque degré de conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue.

En ce sens notre histoire, ici et maintenant, est tout à fait possible au sens que, perçue ou pas de façon dialectique ou pas, peut constituer une possibilité de création nouvelle des hommes entre eux et avec l’univers leur permettant une appréhension, une appropriation globale et collective avancée de l’univers dans un processus de l’évolution-développement-complexification  moins précaire, plus en santé, c’est-à-dire plus apte à répondre à un besoin de santé tout au long du mouvement d’appropriation ; et donc de survie à l’infini sous des formes sans cesse renouvelées, dans leur qualité sans cesse nouvelle, dans des contradictions nouvelles sans cesse résolues par le nouveau, en cycle-spirale.

Les formes triviales de bataille pour la survie, les métiers et la production d’aujourd’hui et leur mouvement par exemple, les élections et les organisations des sociétés d’aujourd’hui etc..., n’ignorent pas la nécessité de prendre en compte instant et durée, souffrance et résolution de souffrances en cycle-spirale, mais n’en saisissent relativement que les ombres, la fumée, l’affleurement du corps dans celui de la masse sociale.

Pour moi comme pour tout le monde il est difficile d’exprimer tout cela puisque nous ne le saisissons seulement que comme intuition et que les sciences ne l’abordent que de façon partielle non synthétique, ce qui correspond à notre niveau de développement collectif en tant qu’humanité.

Il ne peut y avoir un vocabulaire d’une forme nouvelle de société dans une forme ancienne de société.

Je suis pourtant persuadé qu’une perception du « présent insaisissable » se fait pourtant de plus en plus fine, de plus en plus précise, de plus en plus opérationnelle dans la résolution de notre évolution-développement-complexification, de nos subsistances, de notre existence.

La vie et la mort de l’individu et des sociétés, des espèces pensantes, dans le processus de conscience de la nature sur elle-même ne « fonctionne » et ne peut fonctionner et être, exister, que dans le rapport de la contradiction instant/durée. La puissance de la crainte de la mort est en contradiction avec l’instinct de conservation : elle place la conservation sur le plan de l’immobilisme et la réduit, en quantité et en qualité.  Elle est la transition entre un état de faible conscience et un état de conscience collective avancée dans la résolution permanente des contradictions, de leur unité et leur identité.

On fera (peut-être) mieux la prochaine fois….

Pierre Assante. 25/06/2021 16:26:55.

(1) Ceci constitue le thème de « Construction du devenir. Epître aux citoyens », Pierre Assante. 2001, essai-ébauche improbable d’une réflexion aboutissant à celle présente.

(2) La contradiction antagonique née de la dissymétrie temporelle des forces contradictoires habitant le rapport antagonique Capital/Travail semble ni plus ni moins celle d’une « dissymétrie accidentelle bien que dépendant d’une volonté et dans le processus » du conflit « "instant/durée" dissociés » dans le critère de gestion antagonique opposant Besoin/Profit ;  et à remettre en concordance et sur ses pieds, dans un nouveau type de mode de production et d’échange : inventer un Novum, passer d’une société de contradiction antagonique à une société  de contradictions résolues par la transformation des deux éléments-forces contradictoires en un nouvel élément, dans ce cas le travail comme activité productive désaliéné. Dans notre société il s’agit de l’abolition commune incontournable du capital et du travail, de l’achat/vente de la force de travail,  achat/vente opposé à l’activité comme coopération-autonomie de subsistance de qualité nouvelle de la personne en tant qu’élément de la diversité mouvante en processus constitutive de la société humaine et de ses entités.

Cette note est à reprendre et à développer : elle concentre trop de concepts réunis, certes liés les uns aux autres à juste titre, mais dont l’expression concentrée à la façon « cubiste » rend la compréhension et la communication sans doute trop difficile parce que pas assez étendue. Certes un lecteur travaillant seul ce concentré peut tenter d’en saisir le sens, et il n’a pas que ça à faire dans sa vie…

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