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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 18:11

 

VENTE-ACHAT. SALAIRE ET PROFIT. UNITE ET IDENTITE  DES CONTRAIRES. SOLIDARITE DES HUMAINS

Petit exercice social et ludique de dialectique sur l’unité et l’identité des contraires

 

Deux contraires : l’achat c’est le contraire de la vente et la vente le contraire de l’achat.

Si vous demandez à quelqu’un-e qui vient d’acheter un sandwich (pour être mangé entre autre) s’il l’a vendu il vous dira que non et vice versa.

POURTANT il y a unité entre ces deux contraires, il ne peut y avoir d’achat sans vente et de vente sans achat.

Lorsqu’il s’agit de la vente de force de travail, c’est-à-dire encaisser un salaire ou le payer, il en est de même sauf que la vente-achat de la force de travail se situe dans un échange inégal puisque, même dans le cas d’un contrat de travail relevant d’un droit du travail avancé (à double sens, contradictoire, au sens de travail fourni à l’avance et au sens de progrès dans les rapports sociaux), c’est quand même celui qui détient les capitaux qui a la main sur les conditions de vente-achat, et d’embauche, et conditions de travail.

Ce qui est valable dans un cas précis de vente-achat de la force de travail, c’est-à-dire dans un cas particulier d’une entreprise particulière, l’est « encore plus » sur le plan global de la vente-achat de la force de travail dans sa globalité : il y a dictature globale du capital sur le travail. Et les conditions de cette vente-achat est finalement dictée sur tout le système productif économico-financier et par le capital dominant, sur le salarié, sur l’actif en général, sur les TPE, PME, ETI : le capital dominant c’est celui des firmes multinationale et des impérialismes nationaux les plus puissant dans le capital international, en unité.

Ainsi, il y a unité globale et identité globale des forces contraires que constituent le travail et le capital, l’acheteur global de la force de travail et le vendeur global de la force de travail.

Et il y a antagonisme global entre capital et travail.

Mais soyons sages jusqu’au bout de ces réflexions en ne refusant aucune question : finalement ne voilà-t-il pas un antagonisme naturel, celui du et dans le système capitaliste comme de et dans toute organisation sociale ? S’il n’est pas une société parfaite n’est-il la meilleure et l’unique société, historiquement et absolument, en matière de production des biens nécessaires à la vie des humains ? Et n’est-il pas, de plus, améliorable dans ses propres lois, celles du cycle d’accumulation du capital, son mode de reproduction qui permet la reproduction de toute la société ?

C’est oublier que dans antagonisme il y a incompatibilité vitale à terme entre les contraires, et dans le cas du système capitaliste, le mouvement des forces contraires voient croître les contradictions entre ces forces contraires jusqu’au blocage du mouvement si une issue à la contradiction antagonique n’est pas mise en œuvre : car à la différence d’une pomme qui devient un pommier, la conscience humaine possède les capacités d’agir sur les contradictions. Elle a par exemple, la capacité (pour le moment mais plus dans un avenir possible et en prémisses) non de modifier les phénomènes de mûrissement, mais de les hâter en réchauffant artificiellement l’atmosphère du verger.

On comprend bien que dans un système où il y a concurrence entre capital et travail qui se traduit par la diminution même relative du coût du travail contre l’augmentation même relative du coût du capital, exprimant objectivement et subjectivement la lutte entre salaire et profit, entre besoins sociaux et insatisfaction des besoins sociaux de plus en plus flagrante, il est difficile d’imaginer une régulation reposant sur la seule conviction morale des uns et des autres. Le moteur de l’histoire humaine est autrement et à la fois plus complexe et plus simple, mais il tient en tout cas à l’existence des forces matérielles qui la constitue, les hommes et leurs moyens qu’ils créent,  qui constituent la société, la nature et l’univers connu. Mais là n’est pas le seul problème : plus la production et les moyens de production « se modernisent », plus elle réclame de capital, et de capital constant dans le capital global ;  au point qu’un schéma imaginaire supprimant totalement le salaire c’est-à-dire le capital variable, dans ce cas même, l’augmentation exponentielle du capital constant dans la révolution scientifique et technique conduit à une baisse tendancielle du taux de profit et à la guerre des capitalistes entre eux sur le dos du salariat et de toute la population, au détriment de la production nécessaire et des services la permettant.

Politzer fusillé par les nazis pour Résistance, prodiguait avant la guerre des cours sur les principes élémentaires de philosophie, c’est à dire des cours de dialectique, liés au luttes sociales, cours aux ouvriers, salariés et population intéressée, militante ou pas.

Son point de vue est qu’il ne suffit pas de seulement dénoncer le capital pour ses effets négatifs sur la vie quotidienne, ce qui est en principe la tâche qu’affirme, au moins théoriquement,  assurer aussi la social-démocratie et aujourd’hui le social-libéralisme qui n’est plus social en rien. Sans compter l’ortho-libéralisme s’avançant à grands pas vers le fascisme.

Le renoncement à cet enseignement et à cet échange à double sens de la dialectique est à la base des difficultés de la résistance au libéralisme, à la facilité de ce dernier à pénétrer jusqu’au fond des os notre corps individuel et social et notre pensée qui en est issue à double sens. Ce renoncement égale à prêter le flan à la réaction au progrès, contre le progrès, contre les conquis de civilisation.

Les salariés, la population, unité de l’humanité, dans toutes ses différences et particularités, femmes, jeunes, vieux, travailleurs salariés et « libéraux », « savants » et artistes, rêveurs et sportifs, sportifs-rêveurs et rêveurs sportifs…., etc….. dans leur unité d’existence, se lèvent contre les douleurs quotidiennes engendrées par la société dont ils sont les éléments vivants, et développent des solidarités.

Mais ces solidarités n’auront d'effets positifs que par la conscience scientifique de la réalité et des projets et processus à créer scientifiques de transformation en santé. C’est la tâche d’un parti de transformation sociale de progrès d’en être l’interprète conscient du processus inconscient.

Une conscience scientifique ne peut faire appel qu’à une simple logique isolant un mouvement de l’ensemble du mouvement et l’isolant dans le temps, dans un temps-moment, isolant le particulier du tout, l’instant-durée de la durée-instant ; faisant d’un objet simple et complexe, faisant de son unité dans l’ensemble, une chose, réifiant les objets de la nature et de la société : la posés devant soi comme une immobilité, observé même analytiquement comme une immobilité, donc comme une inexistence imaginée existante, une abstraction réduite à elle-même.

 Une simple logique qui ignorerait les mouvements,  les  synthèses de mouvement, l’affirmation, la négation et la négation de la négation, les processus de transformation constituant le mouvement, c’est-à-dire la transformation continue et ses sauts discrets, micros et macro dans la continuité.  

La progression de la pensée dialectique qui s’était développée dans la montée de la révolution industrielle (la bourgeoisie révolutionnaire pour ses besoins de développement n’atteignait pas mais tendait à la dialectique, Hegel le prouve. Le capital financier la redoute et en chasse le scandale qu’elle constitue pour elle), c’est dissoute dans la complexification des moyens de production ; au point que la conscience de la production et de la production industrielle a été voilée par les nouvelles conditions de production, les nouveaux moyens de production, l’industrie numérique et automatique en développement, les services anciens et nouveaux en développement numérique et la numérisation et la financiarisation globales mondiales, au détriment des services eux-mêmes, de la production et des nouveaux moyens de production eux-mêmes  : en ce sens la numérisation et automation elles-mêmes se heurtent non à elles-mêmes mais aux limites du système lui-même.

Alors vive les retours à la dialectique, son « enseignement », condition « matérielle, mentale et morale » en unité, de l’avancée des sciences, de la conscience et de la solidarité objective et subjective, en unité de même.

Pierre Assante. 02/03/2021 16:38:44.

Voir aussi : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/02/l-ideologie-du-tertiaire-son-depassement-progressiste-ou-son-elimination-fasciste.html

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