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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 18:24

 

1875. A l'aube du mouvement ouvrier, quel programme pour la social-démocratie ? Un des ouvrages essentiels du marxisme. Critique du programme de Gotha.

 

Tout d’abord l’avant-propos de Friedrich Engels :

Le manuscrit imprimé ici, - la lettre d'envoi à Bracke aussi bien que la critique du projet de programme, - fût adressé à Bracke en 1875, peu de temps avant le congrès d'unité de Gotha, pour être communiqué à GeibAuerBebel, et Liebknecht et être retourné ensuite à Marx. Le congrès de Halle ayant mis à l'ordre du jour du Parti la discussion du programme de Gotha, je croirais commettre un détournement si je dérobais plus longtemps à la publicité ce document considérable, le plus considérable peut-être de ceux qui concernent cette discussion.

Mais le manuscrit a encore une autre portée, et de beaucoup plus grande. Pour la première fois, on trouve ici, clairement et solidement établie, la position prise par Marx en face des tendances inaugurées par Lassalle dès son entrée dans le mouvement, et cela en ce qui concerne à la fois les principes économiques et la tactique.

L'impitoyable sévérité avec laquelle le projet de programme est analysé, l'inflexibilité avec laquelle les résultats obtenus sont énoncés et les points faibles du projet mis à nu, tout cela ne peut plus blesser aujourd'hui, après plus de quinze ans. De lassalliens spécifiques, il n'en existe plus qu'à l'étranger, ruines solitaires, et à Halle le programme de Gotha a été abandonné même par ses auteurs, comme absolument insuffisant.

Malgré cela, j'ai retranché, là où la chose était indifférente, et remplacé par des points quelques expressions ou appréciations âprement personnelles. Marx le ferait lui-même, s'il publiait aujourd'hui son manuscrit. La vivacité de langage qu'on y rencontre parfois s'expliquait par deux circonstances. D'abord nous étions, Marx et moi, mêlés au mouvement allemand plus intimement qu'à tout autre; la régression manifeste dont témoignait le projet de programme devait nous émouvoir tout particulièrement. En second lieu, nous étions à ce moment, deux ans à peine après le congrès de La Haye de l'internationale, en pleine bataille avec Bakounine et ses anarchistes qui nous rendaient responsables de tout ce qui se passait en Allemagne dans le mouvement ouvrier; nous devions donc nous attendre également à ce qu'on nous attribue la paternité inavouée du programme. Ces considérations sont aujourd'hui caduques, et, en même temps, la raison d'être des passages en question.

Il y a, en outre, quelques phrases qui, pour des raisons légitimées par la loi sur la presse, sont remplacées par des points. Là où je devais choisir une expression atténuée, je l'ai mise entre crochets. A cela près, la reproduction est textuelle.

Londres, 6 janvier 1891.

 

Remarque du blogueur :

Le texte est composé de plusieurs parties. A chaque partie est mise en exergue une citation du programme de Gotha suivie des commentaires de Marx. Ces commentaires n’ont pas pour but une critique pour la critique, mais pour éclairer les tâches nécessaires au processus de dépassement de l’état présent, celui de la vente de la force de travail au propriétaire du capital et d’une façon plus globale au capital global sous toutes ses formes, constituant la domination sociale sur celui, celle qui ne possède que sa force de travail à vendre pour vivre. Et celles et ceux dont le capital ne représente rien face à la puissance du capital monopoliste, aujourd’hui mondialisé, numérisé, financiarisé, incapable de poursuivre sa « modernisation en santé » soumise à ses propres lois économiques, la baisse tendancielle du taux de profit, la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et le gaspillage des ressources humaine et les politiques d'austérité que cela entraine; et la bataille des solution à cette crise systémique que cela réclame.

En bas des pages, il y a des flèches pour poursuivre la lecture et ses situer dans le texte.

 

LE TEXTE DE MARX SUR LE LIEN :

https://www.marxists.org/francais/marx/works/1875/05/18750500a.htm

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commentaires

B
SUPPOSONS : Je sais, nous sommes tous interdépendants sur cette terre . Mais supposons que la France ait tout ce qu'il faut en matières 1ères ,énergie etc... pour satisfaire les besoins des citoyens sans l'apport d'autres pays . Avec l'évolution des sciences et des techniques et la révolution informationnelle en cours les produits seront fabriqués avec quasi automatiquement demandant très peu de travail contraint ,ceux ci n'auront plus de valeur d'échange mais garderaient la valeur d'usage . Le capitalisme s'effondrerait . De plus il n'y aurait plus d'espace pour la sociale démocratie . La terre étant notre maison commune il faudrait pouvoir le faire au niveau international ." Le domaine de la liberté commence là ou s'arrête le travail déterminé par la nécessité " K. Marx.
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