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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 10:06

 

L’IDEOLOGIE DU TERTIAIRE, SON DEPASSEMENT PROGRESSISTE OU SON ELIMINATION FASCISTE

 

L’échange A-M-A’ (1), c’est-à-dire le cycle de reproduction-accumulation du capital, base de l’économie mondiale capitaliste généralisée, numérisée, financiarisé, est la base de l’idéologie dominante, ET de notre pensée.

Certes, il y a dans cette pensée dominante, l’expression des forces contraires, de leur expression mentale et médiatique.

Il y a aussi dans l’échange A-M-A’ et dans la masse de profit qu’il produit, un écart grandissant entre M valeur d’usage et M valeur marchande détournée de la production initiale, détournement qui dans sa masse permet la financiarisation généralisée de l’économie.

Rappelons qu’à la masse grandissante de profit corresponde une croissance de la productivité, une croissance du capital constant dans la croissance du capital total et une baisse tendancielle du taux de profit, élément déterminant dans l’agressivité du capital contre les peuples et les personnes et des capitaliste entre eux.

Rappelons aussi  qui dans cette agressivité des capitalistes entre eux il y a celle du capitalisme dominant des firmes multinationales, de leur organisation mondiale institutionnelle qu’elles dominent et leur propre organisation, lesquelles écrasent militairement et politiquement le monde dans toutes ses activités.

Rappelons aussi que du travailleur Uber aux salariés des grands groupes industriels en passant par les TPE, PME et ETI,  nous subissons le libéralisme et le faisons vivre, par force, consciemment ou non, en accord contradictoire avec nos intérêt, sinon avec nos désirs, ou à notre corps défendant ce qui est un cas minoritaire sinon c’est la luttes de classe qui aurait gagné.

Une fois dit que l’échange A-M-A’, c’est-à-dire le cycle de reproduction-accumulation du capital est la base de l’économie mondiale capitaliste, on peut, et c’est conseillé, entrer dans cette considération sur une réalité sociale qui détermine en rapport dialectique entre infrastructures et superstructures, le rapport de force global entre les classes et entre les couches sociales en compétition pour la vie, et la coopération et la solidarité concrète, objective et subjective, à faire renaitre, se développer. L’avenir de l’hominisation en tant que conscience de la nature en développement-complexification ne peut progresser que par le dépassement de cette compétition : le progrès des rapports contradictoires « naturel » entre intérêt de l’individu et intérêt de l’espèce dans une organisation sociale le promouvant.

Dans le détail historique de la politique ici et maintenant, « l’idéologie de la classe ouvrière », certes malgré tout minoritaire mais forte dans le passé a fait place à « l’idéologie du tertiaire ». Ce mouvement  est le mouvement de la métamorphose du travail et de son organisation sous l’effet d’une nouvelle révolution scientifique et technique ou se développent de plus en plus, mondialement, la numérisation et l’automation, en contradiction aigue avec le taux de profit et l’emploi (2).

Cette idéologie du tertiaire tend à être dépassée par l’entrée massive des nouveaux moyens de production et d’échange  entre en contradiction aigue avec le taux de profit et l’emploi, explosive, en croissance vers son paroxysme.

Le personnel politique et de gestion de la production et des échanges suit ce mouvement. La droite classique est écartelée entre son passé et les intérêts de classe qu’elle doit représenter. Un partie de la droite qui se veut centriste de même se replie en partie vers « la tradition », tant sur les cultures passées que, surtout, sur les modes de production passés. D’autant que ces cultures passées et que, surtout, les moyens de production passés ne sont pas sans utilité dans les moyens de production nouveaux et poussent aux besoins de  modes de production nouveaux : ils constituent non seulement un  appoint mais une conservation nécessaire dans la continuité et les sauts des savoirs et savoir-faire dont les nouveaux savoirs eux-mêmes ont besoin.

Cette tension ne trouve pas de réponse dans le système, évidemment. Elle n’en trouve pas non plus dans des forces d'opposition qui n’ont pas trouvé la conscience nécessaire de l’état de la société et des transformations révolutionnaires à y apporter pour poursuivre le processus de l’humanité en santé.

Entre ces forces conservatrices et ces forces d’opposition impuissantes, il y a la force du fascisme « mou » et finalement « dur », réponse provisoire à une crise générale du capital qui ne trouve pas d’issue en santé.

La lutte idéologique pour un processus social de progrès, en santé, ne peut reposer sur un discours, expression d’une impuissance basée sur un  refus de s’attaquer à l’organisation de la société par le capital. La caractéristique de ce discours impuissant est d’ignorer l’imagination et la construction d’un processus de transformation, ce qui le conduit au gauchisme, à fixer des objectifs sans processus, donc inatteignable, ou à l’abandon, à l’opportunisme c’est-à-dire à l’illusion de porter des remèdes au système sans le transformer, ce qui est une incitation de plus au développement d’un nouveau fascisme.

La succession des pouvoirs impuissants dans leur volonté de préserver le système, à remédier à la crise, et réactionnaires quelle que soit leur étiquette, en recul sur les avancées de civilisation productrices des biens matériel et moraux nécessaires au processus vital de l’homme n’est  pas une solution et constitue une « progression » accélérée vers la « solution fasciste ».

Le fascisme est un régime du capital dont les propres règles du capital ne suffisent plus au capital dans ses tentatives avortées de résolution de sa crise.

Accompagner le processus de libéralisation de l’économie et des activités humaines en général et de droitisation ne peut en aucun cas conduire à des « améliorations » partielles, mais précipiter une fascisation de la société, sous des formes et appellations diverses mais des effets identiques.

La base du fascisme est économique et sa culture est celle de l’inégalité entre les hommes plaçant certains au-dessus des autres, en droits et en biens, en passant par cette forme préfasciste que constitue la méritocratie.

Pierre Assante. 28/02/2021 09:22:42.

Notes :

(1)  M = marchandise. A = argent-capital. Cycle de reproduction-accumulation du capital : "Argent-Marchandise-Argent' plus"

(2)  Prendre le pouvoir sur l’argent, Sécurité d’Emploi, de Formation et de Revenu sont au centre du processus en santé d’une transformation communiste, démocratique, populaire et du travail, de la société, rejetant les expériences en échec et les crimes accomplis en son nom. De même que le christianisme n’est pas l’inquisition, le communisme n’est pas le stalinisme ni le fascisme.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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