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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 23:24

 

DIALECTIQUE ET ECONOMIE. Rendre à l’homme son corps et la reconnaissance de ses besoins. CORRECTIONS.

 

Pour résumer, sans caricaturer : Marx commence sa pensée par l’étude de la philosophie grecque et les philosophes atomistes. Il la poursuit par celle des inégalités sociales et de la protestation contre ces inégalités. Il en vient ensuite à l’usage de la dialectique hégélienne dans l’étude des rapports sociaux puis la dépasse en faisant de cette dialectique l’outil de réflexion non sur la personne isolée, mais sur le rapport de la personne avec la société et son système de production et d’échange.

Il écrit avec Engels sur la « Philosophie allemande » qui critique (au sens scientifique) la conscience basée sur la vision d’un rapport isolé de l’homme avec la société. Il acte son dépassement de la dialectique hégélienne dans ses thèses sur Feuerbach en la « remettant sur pied » et en la libérant de la pensée idéaliste.

La « situation de la classe ouvrière en Angleterre » d’Engels dont l’expérience de l’industrialisation est plus avancée, vont les mettre tous deux sur le chemin de la classe ouvrière et de la rédaction, pour une organisation de cette classe ouvrière, sur le chemin, du « Manifeste du parti communiste ».

Mais il ne faut jamais lâcher le fil qui relie leur action à la dialectique. Sans cesse ils rejettent la logique de non-contradiction aristotélicienne et usent de la dialectique et l’analyse des contradictions qui habitent et forment le mouvement, celui de la société et celui de la pensée dominante qui reflète unilatéralement ce mouvement.

S’il y a difficulté et impossibilité possible de dépasser un état présent social, c’est bien celle de dépasser, dans le mouvement matériel des forces productives, cette pensée dominante, la pensée de logique de non-contradiction et celle de faire émerger la dialectique.

Après ces magnifiques textes des « Manuscrits de 1844 » où il va unir l’avancée de sa réflexion sur la dialectique et la relation entre le mode de production capitaliste et l’aliénation des produits et des gestes du producteur, de l’ouvrier, il va pouvoir entrer dans l’étude des contradictions dans le cycle de la production-distribution-consommation des biens qui permettent la vie humaine, des marchandises dans le cycle A-M-A’ dont la réalité et son apparence éclatent dans l’Angleterre du XIXème. « L’introduction à la critique de l’économie politique de 1857 »(1) est une magnifique mais hélas non médiatique entrée en fanfare de l’alliance philosophique entre anthroponomie, dialectique et économie. Elle est la base de la poursuite de l’étude du capital par nous tous et Marx (2) lui-même au-delà de la synthèse de base des cycles de production et d’échange pour entrer dans la démonstration pratique et scientifique de ces bases. Elle permet une étude non-dogmatique de Marx dans la rédaction de « Das Kapital », « Le capital ». Le travail de Marx et d’Engels, et de leurs successeurs, va être toute leur vie de lutter pour échapper le plus possible au dogmatisme imbibant de pensée religieuse et idéaliste (3) tout rapport et études sociaux. Il reste le nôtre au XXIème.

Et du développement de la thèses sur la plus-value à celle de la suraccumulation du capital qui est aujourd’hui au centre de la crise de la société mondiale numérisées et financiarisé, il ne quitte jamais, et Engels avec lui, le mode de pensée basée sur la dialectique, le rejet de la logique de la non-contradiction, et l’usage lumineux de la dialectique matérialiste qui rend à l’homme son corps et la reconnaissance de ses besoins avec l’issue à l’aliénation de ses besoins, de son activité.

Il n’y a pas d’EXISTANT sans mouvement.

Il n’y a pas de mouvement, de processus de la nature et-ou de la société, sans action-réaction au mouvement et sans identité-unité des forces contraires.

Il n’y a plus de mouvement lorsque le mouvement de complexification-développement issue de la lutte des contraires s’éteint.

Cette « loi de la nature » se reproduit à chaque naissance de nouveau issue de cette lutte des contraires.

Dans cette lutte il peut y avoir naissance du nouveau dans la croissance d’une force et la disparition de l’autre lorsque les forces contraires sont antagoniques. C’est le cas dans le mouvement de la société de l’affrontement capital-travail où la contradiction issue de l’accumulation capitaliste par rapport aux besoins sociaux voit le salariat et toute la société naître à une autre forme de relations  que la vente de sa force de travail dans les rapports de production.

Comme le pensent encore des philosophes et des économistes marxistes il n’y a pas de "scission" entre production,, distribution et consommation, et dans l’activité humaine, et particulièrement dans celle du travail salarié et les besoins et les satisfactions des besoins issue du travail. Même dans l'économie capitaliste. C’est ce que dit il me semble l’ergologie. S’il en était ainsi, il n’y aurait pas d’activité humaine, cette « scission » est une vue de l’esprit issue du rejet mental, de la protestation contre l’exploitation et le système d’exploitation du travail. Il n’y a pas scission : il y a contradiction entre les forces qui s’affrontent dans le maintien ou le dépassement du système. Il y a identité et unité des forces contraires. C’est ainsi que l’idéologie de la classe dominante domine aussi la classe dominée.

Le mouvement matériel de la société et de la personne dans la société et du salarié dans la société tend à poser dans la non-satisfaction des besoins et la conscience la non-satisfaction des besoins et celle de la transformation en santé de l’organisation sociale.

De ce dépassement possible dépend la poursuite du processus humain et de l’humanisation de la nature face à elle-même et de son développement-complexification universel qui nous apparait dans le schéma, du bigbang aujourd’hui, quel que soit la caricature du réel que créent nos faible moyens d’investigation, faibles, mais nouveau et admirables (4).

Pierre Assante. 04/02/2021 08:30:52.

(1) Qui devrait à mon avis constituer la base de formation des militants éclairant le processus du capital aujourd’hui pour aller jusqu’à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital aujourd’hui. Cette base est sans doute un moyen de lutte contre une pensée dogmatique et de droite in fine, volontairement ou pas, du processus social.

(2) Lire si possible (ce qui peut faire la tâche d'une vie, et il n'y a pas que cela à faire !), les 4 livres du capital ou en débattre en politique avec ceux qui ont pu les lire, en partie ou complètement,  les conditions de vie ne le permettant pas à tous, état de fait qui développe des connaissances superficielles par ouï-dire dans les organisations de salariés et autres. Dire cela n’est pas pédanterie mais au contraire base d’entente dans les rapports librement consentis d’égalité entre les militant-e-s et les humain-e-s en général.

(3) Idéaliste au sens philosophique et non au sens d’idéal, d’aspiration humaine à la justice et au savoir.

(4) Il y a usage progressiste ou dogmatique du schéma qui va de son cantonnement à la physique particulaire et ondulatoire en ignorant la matière constituée et société et en pensée jusqu’à son détournement religieux prenant en compte la matière constituée en pensée et en société mais en la dématérialisant et en la limitant dans l’espace- temps à toutes les sortes « fines ou grossières » de créationnisme.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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