Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 22:43

 

Ce texte a été publié à part sur ce blog

une première fois

le 28 janvier 2021

REMARQUE 6.

 

Sur le concept « d’usage de soi par l’autre et d’usage de soi par soi » du professeur Yves Schwartz : l’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre, les autres : une transformation qualitative de l’usage de soi par l’autre. Il y a dans l’usage de soi par l’autre déjà un usage de soi par soi. Il s’agit de « faire coïncider » les deux. Cela suppose que coïncide aussi mode de production et d’échange ET usage de soi basé sur le développement de soi dans le développement de toute la société. L’aliénation de l’activité de travail, de l’activité humaine dans l’échange-accumulation « Argent-Marchandise-Argent’ » réduit les capacités humaines de produire les biens matériels et moraux nécessaires au processus continu d’humanisation d’appropriation en santé mutuelle de d’univers par l’homme. S’il y a crise et cris de subsistances, d’économie et de civilisation c’est justement parce qu’il y a contradiction  antagonique dans les forces en mouvements, à l’intérieur de la société et à l’intérieur de soi-même, parce que le développement des forces productives dans le capitalisme trouve ses limites dans le développement de la personne qu’il aliène.

En ce sens l’économicisme est un avatar taré, vicié des savoirs et des pratiques économiques eux-mêmes aliénés. La critique marxiste de l’économie politique et ses développements dans ce qu’on pourrait appeler « l’école de Paul Boccara », entre autre, est une fenêtre ouverte vers un dépassement du mode de production et de l’aliénation du travail et du produit du travail humain, de la personne et de la société.

L’ergologie de « l’école d’Yves Schwartz » est un « champ » où l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail entre en contact nécessaire avec les conditions de libération de la personne humaine, de l’activité humaine et de la production matérielle et morale en unité dans le processus de l’humanité. La crise économique d’accumulation-dévalorisation du capital est celle de l’aliénation de l’activité humaine dans l’achat-vente de la force de travail. Son dépassement passe par un processus de sécurité d’emploi et de formation allant vers l’abolition de cette vente-achat. Et par les droits du travail et l’usage des moyens d’échange qu’est la production monétaire subissant le dépassement, les transformations qualitatives équivalentes.

Il n’y a pas scission  entre production et consommation, même dans le capitalisme, mais il y a contradiction espaço-temporelle issue de la contradiction entre usage de soi par soi et usage de soi par l’autre basé sur l’accumulation non communiste. Les moyens de survie et de développement s’ils sont aléatoires, dépendent aussi de l’intervention humaine consciente sur elle-même. Que la consommation soit différée dans une société et dans l’activité de la personne, cela est à la fois évident et incontournable dans une société développée, ayant dépassé la condition animale de consommation directe de la nature, sans transformation par le travail. Mais le processus de production-distribution-consommation est un processus qui « fonctionne en unité » et qu’il faut regarder de haut pour voir un mouvement global de production, qu’il constitue (1) et qu’il faut libérer de l’aliénation du producteur par l’aliénation de ses produits et des gestes physiques et mentaux en unité de la production de ses produits. L’unité reconstituée contre une « scission » consiste au besoin de travail lui-même qui est une consommation elle-même. Evidemment il s’agit d’un travail libéré du profit capitaliste et de l’usage de soi par l’autre qui lui correspond.  Et il s’agit d’un travail non conçu par un usage  des muscles, des nerfs, du cerveau, du corps-soi « hors société », hors motivation, hors autonomie et autogestion, hors inventivité humaines. Ce « hors » est une vision de l’esprit car il n’y pas d’activité humaine « hors », mais il y a activité humaine à libérer de l’aliénation.

Pierre Assante. 28/01/2021 06:56:48.

(1) dans lequel il y a évidemment consommation et distribution « en cascade » et en cycle de production-consommatrice et de consommation productrice dans le cycle de production. Dans ce cycle, il y a la totalité de l’activité humaine. Si l’on dit que l’économie intervient en dernière instance ce n’est pas par une primauté économique temporellement absolue qu’il s’agit, mais une unité des activités dans laquelle les « moyens » interviennent en dernière instance et en unité dans le cycle. En « dernière instance » est issue du cycle de production capitaliste où l’économie est confisquée par le capital et ses besoins de reproduction-accumulation pour subsister en tant que base d’un système aliéné et aliénant.

P.S. j'ai toujours envie de finir mes communications par " dixi et salvavi animam meam", « j’ai parlé  pour sauver mon âme », comme me l'a appris "Karl", même si c'est un peu ridicule de ma part...

Photo: installation d'une exposition de Fernand LEGER dans une fête du PCF.

 

Ce texte est extrait de RECUEIL "2034", PAGE 88 : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

ET TOUS LES ARTICLES PAR SÉRIES : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 2030405060708090100> >

Partager cet article

commentaires