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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:01

 

REMARQUE 2 : la trace mentale ou la métagénétique.

 

« Il faut chercher ce qu’il y a de juste dans ceux avec qui nous ne sommes pas d’accord », disions-nous.

Suffit-il d’atteindre un point crucial du processus par un moyen ou par un autre pour que le processus puisse se poursuivre ? En d’autres termes, quel que soit l’échafaudage conscient et inconscient pour atteindre un point crucial,  le processus est-il sauvé ? Dans le « quel que soit », évidemment cela suppose la multiplicité des échafaudages, dans ce qu’ils ont de particulier et de commun, de socialement individuel.

L’échafaudage et le passé et la trace qu’il en reste après la dissolution-destruction de l’échafaudage par le temps, de l’accumulation construite sur laquelle on est parvenu au point et on poursuit le chemin commun-social, ne disparait pas purement et simplement. Il reste une trace.

La trace est contenue dans les gènes et les « épigènes » qui pour l’homme ne peuvent être que sociaux. Si la conscience n’est pas l’essence de l’homme et l’essence de l'homme est la totalité des rapports sociaux à partir des besoins corporels et sociaux en unité, c’est parce que ces rapports ont pour support la matière telle quelle est organisée et se meut chez l’homme : son corps et la société qui le contient, historiquement tel quel et telle quelle, son mouvement, sa complexification-développement.

Aucun échafaudage ne disparaît, et sa trace poursuit son action dans le présent et dans la construction du futur. C’est ce qui « détermine » l’infini des possibilités et l’aléatoire des processus particuliers et global.

Ainsi, ne croyez pas que la façon dont vous parvenez à un point commun soit indifférente : elle pèse sur le présent et le futur, doit être sans cesse examinée, remise en questions, c’est la condition de la poursuite du processus.

Ni la justesse ou l’erreur relatives d’une analyse, d’un choix, d’une décision ne sont indifférentes. Elles ont besoin sans cesse d’un aller-retour entre le moment d’un acte et la trace plus ou moins résiliente, plus ou moins forte, "plus ou moins présente",  mais toujours présente. C’est cela la métagénétique qui n’a rien d’irréel ni de mystique, mais qui est une propriété de la matière pensante, consciente comme de la matière tout court. C’est dans « le temps qui reste au processus social-individuel » pour mourir et reconstruire sur les strates accumulées que résident les solutions possible du drame humain.

Il y a là matière à une infinité de pensée et d’écriture ici « résumée », qui comme tout résumé condense, à l’instar de la progression de la formation des systèmes de concepts dans notre cerveau et sa relation avec l’humanité entière et la nature entière à travers les rapports sociaux et l’accumulation individuelle-collective qu’ils induisent et permettent.

Notre vocabulaire est bien impotent pour exprimer cela et le mouvement de développement-complexification de l’humanisation y trouvera progressivement et radicalement remède, à l’infini, et dans des formes et modes de communication inimaginable pour le temps présent.

Il y a dans la nutrition-fusion « maternelle » et la séparation sociale « paternelle » une infinité de signaux et de repères de la construction mentale et de son évolution sociale. Les errements sociétaux en particulier en matière de communication, et les avancées de conscience de notre adolescence politique ne sont pas un « supplément » dans l’analyse et la compréhension particulière et globale, mais sont au cœur d’une approche dialectique matérialiste dont il est question dans plusieurs articles.

Il y a bien une dialectique, logique dépassée de l’évidence superficielle ignorant le mouvement et le devenir, en ce qui concerne un mode de construction et d’usage des concepts et des catégories. Mais il y a aussi bel et bien, et cela va ensemble, une dialectique de la nature au sens où ce que nous avons abstrait de son mouvement est bien une réalité des propriétés de la nature observée, à la fois relative et absolue au sens ou l’accumulation-complexification conserve un passé de la réalité matérielle (tautologie) que nous ne pouvons abolir et dont les traces habitent profondément, indissolublement nos êtres, les êtres, l’existant. Observation de l’état présent, négation mentale de l’état présent, négation de la négation mentale de l’état présent sont la condition humaine du dépassement humain social, naturel concret, théorique et pratique de l’état Présent; et l’unité des forces contradictoires dans laquelle meurt l’ancien et peut mûrir le nouveau est une propriété de la nature, vaguement mais justement imaginée dans et par notre pensée, et bien réelle et bien plus complexe que cette imagination ; complexité dont nous faisons sans cesse connaissance dans notre poursuite des subsistances et la complexification de cette poursuite : c’est dans la poursuite des subsistances que réside la constitution d’une forme avancée de la nature : la conscience de la nature sur elle-même. Nous en connaissons relativement une forme, la nôtre. Mais il en existe décidément des multitudes d’autres et une globalité historique au niveau de l’univers, sans doute.

Pierre Assante. 15/01/2021 06:53:07.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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