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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 19:22

 

Du 5 Décembre 2019 au 29 Novembre 2020.

 

Le 29 novembre 2020 constitue une nouvelle poussée, un nouveau coup de semonce d’une nouvelle ampleur, qui rassemble au-delà des forces qui se sont rassemblées à partir du 5 décembre 2019 (1), et une aggravation de la crise politique induite par une politique du capital et de politiciens de folie qui partagent son idéologie, qui ne répond pas aux besoins sociaux.

 

Le 5 décembre 2019 un coup de semonce ébranle la politique de « La république en Marche » et son monarque-président.

Un mouvement parti de la défense du statut de la SNCF et contre la privatisation du service, puis des autres services publics, santé, enseignement etc. puis pour le maintien du système de retraite par cotisations patronales et salariales basé sur le travail, contre une retraite à points "incompréhensible" parce ne disant pas ses fins d'austérité, s'étend à divers degré à toute la fonction publique puis une partie du privé.

Plusieurs mois de luttes dont le pouvoir espérait venir à bout par le lâchage de l’opinion publique, ce qui ne s’est pas produit, la majorité des citoyens déclarant leur désaccord avec les mesures gouvernementale en l’état.

L’été 2019 une grave crise économique se déclare motivant une alerte à Jackson Hole aux USA de la part des gouverneurs des banques centrales et du FMI. Il devient de plus en plus difficile d’assurer l’avenir du taux de profit des firmes multinationales par un taux bas ou négatif du financement par ces banques, sans relancer l’économie réelle.

La crise pandémique vient accélérer et télescoper cette crise économique et financière et obliger, pour éviter l’effondrement des bases du système politique et financier et économique, de lâcher une part de la création monétaire, du crédit de la production monétaire pour répondre à une part des besoins populaires, sans pourtant changer les critères Profit/Capital, c’est-à-dire sans répondre à ces besoins populaires, aux besoins sociaux sans quoi une société ne peut survivre.

La société capitaliste vit sous une immense perfusion monétaire sans créer les moyens de produire ce dont elle  a et aura besoin.

La réponse sécuritaire de la « loi sécurité » et son article 24 est une réponse des firmes multinationales et du système financier à l’aggravation de la crise, les violences et convulsion qu’elle engendre et le maintien de son "ordre". La solution à la crise réside dans la réponse aux besoins sociaux et aux immenses inégalités du système, réponse à laquelle le système et ses hommes ne peuvent répondre, car cela est en contradiction avec ses lois économique et à la morale découlant de ses lois économiques.

La réponse urgente et immédiate pour donner à la société les moyens de produire en qualité et en quantité en fonction de ces besoins tiennent à l’heure actuelle à deux reformes et une troisième dans la seconde, progressives et radicales :

- une loi de Sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenus dont les producteurs ont besoin pour produire et nous tous pour consommer en qualité-quantité.

- Une réforme du système financier, de la région à la nation à l’Europe et au monde : production monétaire, crédit, Fonds d’usage de l’argent contrôlés démocratiquement par les élus, les salariés, la population (voir la revue "Economie et Politique").

-Droits nouveaux des salariés liés à leurs conditions de travail et de rémunération et à l’orientation, aux choix de production et d’échange. Une démocratie du citoyen étendue à une démocratie du producteur, du "pour qui, que et comment produire" à l’image d’une sécurité sociale  de la santé étendu à la production et au producteur.

Certes cela semble difficile à atteindre mais repousser cet objectif serait comme repousser un acte médical pouvant sauver un malade grave.

Tout rassemblement contournant ces objectifs ne peut être qu’illusion et déception et au bout enfoncement dans la régression de l’humanité et des personnes qui la composent. Il faut le répéter à l’encontre des grands communicateurs d’une gauche "relative", candidats et agitateurs, sans contenu concret de transformation ni de processus concret de transformation à inventer et créer à chaque pas.

Il faut poursuivre cette tâche difficile et c’est dans l’expression des mécontentements et des luttes que réside le chemin pour se rapprocher et atteindre ces objectifs limités certes mais immenses et ouvrant la voie à une autre type de société saine prenant le pouvoir sur l’argent sans rompre le mouvement des échanges humains qui nous permettent de vivre, mais en les modifiant en santé. L’abolition à terme de l’achat de la force de travail ne peut se réaliser que dans un processus en santé ne détruisant pas la production et l’échange. C’est bien dans les trois propositions ci-dessus qu’on peut imaginer et mettre en œuvre les conditions et le processus de ce dépassement.

Les convulsions de l’humanité et de son environnement ne peuvent que s’aggraver sans une nouvelle construction  en santé menée collectivement et démocratiquement par la contribution coopérative et solidaire des individus composant les entités humaines, du local au mondial, dans leurs diversités.

Le 29 novembre 2020 constitue une nouvelle poussée, un nouveau coup de semonce d’une nouvelle ampleur, qui rassemble au-delà des forces qui se sont rassemblées à partir du 5 décembre 2019, et une aggravation de la crise politique induite par une politique du capital et de politiciens de folie qui partagent son idéologie, qui ne répond pas aux besoins sociaux.

Pierre Assante. 30/11/2020 19:21:33.

(1) http://pierre-assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

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