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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 07:58

 

ANTHROPOCENTRISME

 

Il n’y a pas plus grand pourfendeur de l’anthropocentrisme pour l’être de la pire façon.

Placer l’homme et son espèce dans le contexte de son Milieu, de l’Entité locale, de la Société, de la Terre, de l’Univers, c’est à dire examiner les rapports en santé que l’homme peut entretenir avec lui, le milieu, c’est encore de l’anthropocentrisme, mais un anthropocentrisme intelligent, tranchant avec l’anthropocentrisme égoïste et-ou suicidaire, c’est-à-dire qui ne considère pas les liens de survie que nous entretenons avec notre espèce dans son milieu, donc de nous-même.

Le « sens du sacrifice » n’a rien à voir avec le détachement de soi-même. Il est l’attachement le plus profond possible entre la personne, sa constitution processuelle aléatoire et les choix qu’elle est amenée à faire et à respecter en tant que mode d’existence dans son espèce et dans l’activité humaine de la société qu’elle a constitué et constitue, en mouvement et en complexification tant qu’elle existe et vit.

La complexification est la condition de développement donc de vie. La mort est la transmission du processus de la complexification que ce soit celle de l’individu, celle de la société humaine, celle de l’espèce et de l’entité naturelle pensante et pas et pourquoi pas, de l’univers, du cosmos.

Les pourfendeurs de l’anthropocentrisme peuvent être les premiers à appeler « au secours » et personne ne peut être exempt d’anthropocentrisme vulgaire à la recherche d’un l’anthropocentrisme développé.

Affirmer ne contredit pas le processus de pensée ni de transformation permanente de la pensée.

Ce corps c’est le mien, cette espèce c’est la nôtre, quoi en faire, de l’un et de l’autre,  sinon la conscience en processus de la nature sur elle-même.

Certes la lutte pour la vie suppose dans le rapport à l’autre, un développement, une croissance de l’autre par rapport à soi-même et non le contraire. L’appropriation de l’univers par l’homme et l’espèce humaine, c’est une adhésion toujours plus grande de l’homme à l’univers, à l’existant, et  entraîne un mouvement en spirale des croissances des contradictions et de leurs dépassement successifs, c’est en somme une autre façon de quantifier et de qualifier la complexification en tant que réalité et représentation de la réalité. L’existant, sa réalité, sa représentation chassant progressivement un jugement de valeur impliquant une notion de supériorité de plus en plus et sans cesse à rejeter : concept de supériorité initial dans la société de classe et son mode de production et d’échange à la base du fascisme.

Ce rejet est sans doute le contenu essentiel d’un l’anthropocentrisme en mouvement ascendant, d’une santé en mouvement ascendant dans les rapports de l’univers avec lui-même, et de la conscience de la nature sur elle-même : partie intégrante de l’univers.

Sans doute cette vision à quelque chose de ressemblant avec une téléologie de l’homme, de  l’humanité dans l’univers et de l’univers lui-même rappelant les prémisses religieux des débuts de la société marchande et de la société de classe et ses développements jusqu’à aujourd’hui où l’argent, le capital prend la place de toute autre représentation cosmologique y compris dans la recherche scientifique, philosophique et cosmologique.

Ce mouvement idéologique est en fait la négation de la religion, la négation de la négation étant son dépassement non dans une téléologie mais un concept continu dépassant  la vision d’un monde fini qui est justement la caractéristique de la vision religieuse, « contradiction de Darwin »...

Ce texte est-il constitue-il une démarche spéculative en contradiction avec le matérialisme ? Oui à coup sûr si elle devient une imagerie finie. Non si on veut bien comprendre que la pensée approfondissant la perception et l’approfondissement de la perception vers des systèmes de concepts en complexification répondant à la complexification de l’existant et des existants particuliers, c’est-à-dire des mouvements dans le mouvement général. Avant de rejeter la spéculation, passe-t-on obligatoirement par la spéculation, en définitive la déadhérence conceptuelle passe-t-elle toujours ou quelquefois par elle ?

Que Dieu, Marx, le Parti, la Nation et mes Ancêtres  me pardonnent  - J

Pierre Assante. 21/10/2020 11:15:41.

PS. M'inspirant de la formule de Jaurès sur l'internationalisme, je me permets celle-ci : une peu d'anthropocentrisme éloigne l'homme de l'univers et de lui-même, beaucoup d'anthropocentrisme intelligent permet une appropriation mutuelle en santé de cet univers. Paradoxal puisque l'anthropocentrisme semble s'apparenter à un égoïsme d'espèce. Mais ce n'est qu'une apparence extérieure que la découverte profonde de l'essence humaine et d'une évolution en santé de cette essence peut démentir. Essence pris au sens matérialiste, marxien.

 

Voir aussi  Recueil "5 décembre" :  

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

et Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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