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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 18:26

 

TRUMP

L’INCENDI

AIRE.

 

 TRUMP 

L’INCENDIAIRE 

 

Il existe ce mythe de Néron se livrant à la poésie, la musique, s’accompagnant d’une lyre. Inspiré par l’incendie de Rome qui se déroule devant lui, qu’il a provoqué lui-même, il dé-adhère des conditions nécessaires à la vie. Il s’agit d’une déadhérence conceptuelle, de l’usage de la capacité d’invention humaine qui s’est détachée sans retour de sa base, l’instinct de survie de l’espèce, liée elle-même au corps-soi, le corps social, l’être social bien concret et ses besoins élémentaires et complexe de survie et de développement, en unité.

Mais ce mythe, s’il exprime, traduit une réalité humaine qui s’est détachée de la santé, n’est qu’un mythe, un mythe que Trump est en train de réaliser concrètement. Certes le capital est en crise généralisée, mondialisée et sa crise menace l’humanité comme un incendie général de la planète qui existera sans les hommes, ou avec quelques hommes qui se recréeront en tant qu’humains et non plus en tant qu’éléments du marché. Le mythe de Néron constitue l’expression non dépassée de la propre contradiction humaine qu’est l’appropriation lorsqu’elle met en compétition l’individu et l’espèce, et dans le concret, la personne et l’entité collective. C’est ce que fait le capital par essence, et dire cela n’est pas une formule, c’est une réalité abstraire dans la parole qui vaut acte transformateur en santé, tout autant que l’acte du paysan, de l’ouvrier, du maitre, sous leurs formes actuelles. Le capital c’est le mouvement concret de l’échange basé sur sa propre accumulation et dont les besoins humains sont au service, même si ce mouvement, pour vivre, exister, ne peut éluder totalement ces besoins. L’accumulation du capital est en décalage avec les besoins et lorsque ce décalage fait le grand écart, le système est devenu obsolète et ne répond plus au processus de l’humanité : il faut en changer.

La personne et le système ne sont pas dissociés. Même pour ceux qui le contestent. Mais il y a ceux qui sont au cœur de la souffrance du système et ceux qui en constituent la conservation, pure et dure lorsqu’il arrive à son terme. L’assimilation des « intérêts du système » en crise paroxysmique à sa personne fait partie des paroxysmes du système.

Trump joue avec le monde qu’il estime être à son service. C’est l’usage du monde pour soi.

Il n’est pas le seul à posséder cette tendance parmi les « hommes de pouvoir », des petits aux plus grands, mais il est le seul à pourvoir la réaliser de par la puissance militaire, économique, et idéologique que les moyens matériels qu’il tient entre ses mains lui permettent.

Cette capacité de réalisation crée le capable de réaliser : Trump se réalise en tant qu’incendiaire du monde.

Décider un beau matin, avec sa petite équipe de faucons, de vrais cons, que les accords internationaux de marché, c’est lui qui va en décider, indépendamment du fragile équilibre qu’ils constituent dans un monde déjà en crise profonde de suraccumulation-dévalorisation du capital, c’est cela incendier la planète humaine. Que cet incendie puisse brûler jusqu’au pied du palais royal qu’est sa possession du monde et le brule lui-même ne l’affecte pas. C’est l’immédiat qui l’habite : cette possession, cette appropriation pure, qu’elles qu’en soient les conséquences.

L’incapacité de différer une envie est liée à l’incapacité de synthèse. Une capacité de synthèse repose sur l’accumulation collective de longue durée historique et personnelle de longue durée générationnelle, de rassembler, de mettre en relation cette accumulation au service des nécessités, mouvantes, en processus, en recherche de santé de soi et des autres dont on a besoin de l’usage.

Le besoin de l’usage n’est pas dénué de sentiments et surtout pas de sentiments positifs, croire le contraire serait nous prendre pour des mécaniques. Trump est-il donc une mécanique ? Certainement pas. Mais sa relation avec la réalité est défectueuse. Son « accumulation" est faible et incohérente. Et, ayant usé de l’attrait de la réponse immédiate sur le sentiment de besoin immédiat d’une population, il use du pouvoir qui lui est donné en menaçant la survie générale de son espèce, son développement en santé sur cette terre et dans l’univers, dont elle constitue une partie de la conscience. Le processus de conscience de la nature sur elle-même doit être sans doute une propriété universelle. Dommage que l’adolescence de l’humanité ne possède pas encore la sécurité de la maturité, certes relative, mais réelle.

Quoi d’autre dans la nature est déjà passé par là pour aider à trouver la voie ? N’oublier jamais qu’il existe de forces de dépassement de la crise. Elle sont contenues, je crois, dans la sortie de l’échange A-M-A’, de l’achat de la force de travail, sortie pour laquelle un processus de sécurité d’emploi et de formation, et de maîtrise du mouvement du capital, de la création et de l’usage monétaire mondial forme les prémisses, l’accouchement de la nouvelle vie humaine.

Pierre Assante. 04/05/2020 08:19:12

 

 

MOINS MAIS MIEUX

L’histoire ne repasse pas les plats

23 AVRIL - 5 MAI 2020.

SUR CE LIEN : ici

https://pierreassante.fr/dossier/MOINS_MAIS_MIEUX_23_27_AVRIL_2020.pdf

Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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