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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 17:34
YVES SCHWARTZ. EDITIONS OCTARES

 

Il faudrait considérer, je crois, paradoxalement, l’épigénétique comme la relation forte de la personne en tant que mouvement autonome.

 

Un des concepts importants du professeur Yves Schwartz, est celui de « l’usage de soi par soi » et l’usage de soi par les autres. Créateur du département d’Ergologie de l’université d’Aix en Provence, il a développé à partir de sa thèse « Expérience et connaissance du travail » de nombreux autres concepts et une synthèse de ces concepts, et des conditions d’exercice et de développement en santé de l’activité humaine.

Utilisant une citation de son ouvrage « Travail et philosophie », une coquille m’a fait écrire « Sois par soi » au lieu de « soi par soi ».Finalement  ce « Sois par soi » constitue (par hasard ?) un impératif qui n’est pas sans intérêt et au fond continue un développement de ce prêt qu’a fait Yves Schwartz à ses étudiants et au-delà à la société, prêt qui lui revient à juste titre.

« Deviens qui tu es », « soiS par soi » quelle est la « formule » qui traduit le mieux la transformation discrète et la transformation continue, et « plus », l’activité transformatrice en ce qui concerne l’homme et la société humaine?

Il me revient en tête la querelle des « staliniens Lyssenkistes » contre les nouveaux « généticiens purs et durs » sur la génétique rigide et la transformation par l’activité, ou deux dogmatismes s’affrontaient, l’un certes plus menaçant dans l’immédiat que l’autre sur le moment ; mais l’autre soutenant à la longue un système pas moins aliénant ni moins menaçant -nous en savons quelque chose aujourd’hui, dans l’énormité de la crise et de ses conséquences mortelles possibles-, tout en ouvrant la voie à d’autres découvertes ; à la recherche fondamentale et appliquée, médicale, génétique et leur portée universelle, philosophique comprise, qui a permis, dans les limites du système, les progrès actuels.

Finalement le retard pris par le « socialisme » tient peut-être tout entier dans cet exemple. Mais on voit bien que ce n’était pas une avance universelle…

Me vient aussi la querelle entre le « sexuel » et le « divin » dans la transmission culturelle et de fait, par exemple sur le sentiment de beauté. Sans doute la reproduction –essentielle et « conditionnante » par causalité objective et subjective pour l’espèce de même que la nourriture et les activités qui s’y rattachent-, son abstraction et sa sublimation chez l’homme est la base physique, donc la base tout court de ce sentiment. Beauté de l’homme pour la femme, de la femme pour l’homme ou le contraire ou les deux contraires qui sont tant une inversion « physique » qu’une création culturelle. Beauté d’un paysage, d’une situation transmise générationnellement dans le temps long de la société et de la nature, comme dans le temps court à l’intérieur de la vie de l’individu qui en fait partie…

Concept matérialiste qui fait référence à la génétique et à l’épigénétique.

En ce sens, l’épigénétique, finalement re-découverte de ce que la « réaction » considérait comme une donnée immuable, de l’homme et de la société dans « l’atavisme » -justifiant l’exploitation et les inégalités aujourd’hui encore-, n’est pas séparable de la génétique. Le sentiment de beauté liée à l’attrait sexuel transposé à la culture au sens large, et à l’activité de survie, de vie, de développement humain, du savoir-faire industrieux qui le permet, de la science et de la conscience, est vérifié sans doute dans l’observation de l’activité.

Par exemple le mouvement du « milieu intellectuel » dans ses rapports intimes, décrits par la littéraire montre bien ce que le mouvement social et le mouvement de la personne « culte » ont de lien et forment un sous-ensemble dans l’ensemble.

L’épigénétique relate les relations « fines » au-delà de notre connaissance  de la nature corpusculaire de la matière. La génétique, plus "grossière", décrit ce que nous pouvons percevoir de la transmission générationnelle, mais pas de la retransmission générationnelle de l’activité ! Ni même de transmission continue tout au cours de la vie de la personne dans la société, en relations dialectique autonomes.

Il faudrait considérer, je crois, paradoxalement, l’épigénétique comme la relation forte de la personne en tant que mouvement autonome en relation avec le mouvement de la nature, la société, l’homme et avec lui-même. Et la génétique comme relation faible.

Mais leur relation commune forme une unité, même si l’une et l’autre ont sans doute une autonomie.

Pierre Assante. 03/05/2020 16:04:00.

 

VOIR AUSSI : IL N’Y AURA PAS .....

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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