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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 06:54
Sur un mur de PALERME, un extrait de "LE GUEPARD" (1)

 

La roulette russe, c’est le mode de vie qu’impose le capitalisme, son système de production et d’échange.

 

Quelle que soit la volonté de confinement, il ne peut être total.

Nous savons à peu près scientifiquement que le retrait et l’isolement en soins des malades testés est la mesure la plus efficace pour limiter la pandémie.

Nous savons aussi qu’un confinement relatif peut ralentir la pandémie globale du local au mondial pour donner le temps de l’étaler et de soigner progressivement les malades, mais ne peut empêcher sa progression généralisée.

Il s’agit de protéger les hommes et l’humanité, tout en sachant qu’au fur et à mesure du développement de la pandémie, chaque déconfinement personnel et-ou collectif répondant à un besoin personnel ou collectif, et c’est toujours les deux cas, car on ne peut vivre sans relations humaines, ce n’est pas une balle dans le barillet de la roulette russe, mais 2, 3 ou plus, en espérant avoir un barillet à de nombreux emplacements de balles, 40, 100…, donc de nombreux vides par rapport au nombre de balles, pour réduire les statistiques létales.

Les travailleurs salariés ou libéraux qui se dévouent en augmentant leurs risques sont un exemple de capacité de l’humanité de solidarité et de coopération. C’est un sentiment émouvant de dignité et de nécessité qui anime ces actes, les sentiments font partie indissoluble des décisions et des choix concrets humains.

Ils sont aussi un exemple des possibilités de la société de fonctionner hors système financier, hors accumulation capitaliste, même si la rivière de création monétaire des banques centrales destinée à soigner dans la crise sanitaire du covid19, n’échappe pas au critère du rapport Profit/Capital. Soigner le temps d’une pandémie les hommes nécessaire au travail et au profit pour résister à l’effondrement financier et économique, ce n’est pas renoncer, pour le capital, ni à ce critère ni à son besoin d’accumulation qui est son principe de vie, le principe de vie de son système, sans quoi il mourrait.

Ainsi, tout en luttant contre la pandémie pour en sortir par le haut, le moins de mort possible et la préservation du processus des activités humaines dans leurs immense diversité, la production et l‘échange, il est temps d’envisager d’autres critères de gestion, et par exemple commencer à réduire le handicap du taux de profit qui empêche d’investir dans les secteurs non rentables tels la santé : assurer une part plus élevée de la Valeur ajoutée au renouvellement de la société humaine, qui permettrait d’augmenter ses capacités, son efficacité, ses ressources et ses réserves de sécurité nécessaires, sa production en quantité et qualité.  Dénoncer la « décroissance » des crédits aux hôpitaux, ce n’est pas menacer « l’unité nationale », européenne et-ou internationale, c’est mettre le doigt sur la nécessité de constituer des réserves de vie par un développement sans l’entrave du pouvoir de l’argent, que le capital et son système ne peuvent assurer. Il y a la question des hôpitaux, de la santé, mais il y a aussi la question de l’énergie, base de la vie, et de l’ensemble des ressources nécessaires à la vie humaine.

La roulette russe, ce n’est pas seulement le risque pris en sortant en période de pandémie, c’est le mode de vie qu’impose le capitalisme, son système de production et d’échange.

Les luttes partant des revendications qui se feront de plus en plus fortes, surtout après la victoire partielle ou complète contre la pandémie, ne doivent pas oublier de donner un contenu de transformation en santé du système économique et social aux actions syndicales, politiques, législatives, associatives et individuelles qu’elles contiennent,  qui permette de  faire avancer concrètement ces revendications. Il n’y aura pas de solution durable à toutes les crises et à la crise économique qui en est un facteur décisif sans mettre en cause le système et inventer en marchant pour construire un mode de production et d’échange échappant à l’accumulation capitaliste et à sa suraccumulation-dévalorisation et ses effets d’austérité mondiale qui en est l’aboutissement

Bonne santé à tous.

Pierre Assante. 01/04/2020 06:21:29.

(1) " Nous fûmes les guépards, les lions, ceux qui nous remplaceront seront des chacals, des hyènes". Le Prince sicilien Salina, en 1860, dans le roman "Le Guépard" de Giusepe Tomasi di Lampedusa.

 

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