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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 08:17
Une réflexion et un projet à poursuivre

 

Il est toujours bon de jeter un coup d’œil en arrière pour voir le chemin accompli.

 

Il est toujours bon de jeter un coup d’œil en arrière, pour voir le chemin accompli. Ainsi on distingue mieux comment percevoir le chemin à parcourir en avant. Il ne s'agit pas de gommer le passé et les réflexions du passé, mais de les resituer dans l'action à poursuivre. Ce qui est fait, ce qui reste à faire, ce qui reste bon et ce qu’il faut modifier. Du texte-lettre ci-dessous du 8 novembre 2019 (les choses vont vite et s’accélèrent !) je peux ainsi souligner ce passage : « …qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement… ». L’irruption des événements c’est, ici et maintenant, les mois de lutte contre une marchandisation accrue de la retraite et pour une retraite constituant les prémisses, dans la dernière partie du parcours de vie qui s’allonge avec la civilisation, d’une vie échappant à la vente-achat de la force de travail et ouvrant la voie à un développement de forces productives le permettant toute la vie : une activité libre et créative de la personne se substituant au travail marchand et contraint.

Certes, ceci est une affaire de générations, d’un processus de construction consciente, et peut aller plus vite qu’on ne pense car le besoin est grand, et la crise économique, écologique, ergologique révèle ce besoin urgent.

L’épisode de la contre-réforme macronienne des retraites et de la réponse populaire qui lui est donnée, n’est pas un épisode circonstanciel. Il marque, qu’elle soient les suites et la forme du futur immédiat, une nécessité pour une poursuite d’humanisation de notre espèce, de sa conscience dans cet univers et de son plaisir de vivre qui est la condition concrète de la vie pensante et non un sentiment éthéré au-dessus de la matière, donc inexistant.

Pierre Assante. 26 février 2020. 

L’Épilogue, le vrai :

À Catherine Ixe,

Un peu à la façon de la fin du "Talon de Fer" du roman de London, Je t’écris À toi et peut-être À d’autres ce que je ne peux encore publier :

Les adhérents du Parti dont le nombre reste non négligeable dans le tableau de la situation politique de la démocratie bourgeoise en crise dans la crise économique systémique qui s’aggrave depuis les années 1960 et s’accélère exponentiellement aujourd’hui, se comportent quelquefois, pour caricaturer,  plus comme des « paroissiens » que comme des militants conscients. L’ostracisme médiatique du capital qui les frappe a tendance à les faire fonctionner entre eux. Ils ne créent pas la barrière mais la subissent.

Héritiers d’une révolution industrielle nationale qui a créé de grandes concentrations ouvrière de main-d’œuvre, et les droits sociaux que la lutte ouvrière et eux-mêmes ont permis, ils se retrouvent dans une mondialisation informationnalisée qui est allée plus vite que ne pouvaient aller la conscience collective sur elle. Ce qui les rend en partie hostiles à une évolution subie plus qu’acceptée et insuffisamment conscients de ce qu’est véritablement le libéralisme au paroxysme dans lequel ils vivent. Cette relative inconscience a par conséquent des effets négatifs sur ce que peut être l’action communiste. Et cette hostilité se manifeste sentimentalement contre la personne qui exprime toute volonté trop insistante de dépasser le dogme des normes antécédentes, internes et externes, quelquefois mépris et plus, une certaine indifférence aux propositions de formation de fond sur les théories touchant à l’organisation nouvelle de l’économie et du système financier et à l’organisation nouvelle du travail, étapes vers une transformation qualitative du mode d’échange et de production, qui aboutit à les écarter relativement en les marginalisant relativement. En attendant que naisse les conditions d’une catharsis de la crise et de l’évènement qui éclate en elle. C’est la longue histoire de l’autodéfense des faibles, dans l’écrasement du talon de fer qui ne réussit pas à les anéantir mais les handicape. C’est un sable mouvant dont on sort avec difficulté mais peut-être brutalement, et avec surprise...

Certes dire cela, c’est voir le côté noir unilatéral d’une situation. Je suis toujours adhérent du PCF et surtout communiste. Et ce qu'il dit, ce que je dis de négatif ne gomme pas le positif, les solidarités, l’humanité qui se manifeste à l’intérieur et vers l’extérieur.

Mais comme d’autres, et tout un chacun, je suis épuisé quelquefois d’espérance. Le dernier congrès a suscité l’émergence de camarades rapidement et en partie étouffée par les préoccupations d’un quotidien qui voile l’horizon et qui s’efforcent d’aller de l’avant jusqu’à une ouverture qui se produira sans doute plus par l’irruption d’événements que par une volonté politique d’évolution interne construite et partagée majoritairement. Cela s’est produit dans le passé, mais n’est sans doute pas systématique. L’homme ne résout que les problèmes qui se posent et dont la résolution devient indispensable : quand un système ne répond plus du tout aux besoins. Certes la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, conduit à une énorme crise sociale. Il faudra peut-être une personnalité à la  Lénine et une équipe avec elle pour répondre à cette crise sociale. Si la démocratie du « que, quoi, comment produire » réclame une participation généralisée citoyenne et de salariés en premier ressort, cela passe aussi par l’intervention d’analyses, de propositions de résolution et d’action avancées.

Illustration de l’état du moment : le petit jeu que mène le pouvoir sur « la chute du mur » est tragique. La chute du mur est une défaite de ceux qui voulaient une démocratisation du « socialisme réel » et en même temps une victoire écrasante du libéralisme qui en construit partout, des murs, de toute sortes et tous empêchant le développement d’un processus humain en santé, que les capacités scientifiques et civilisationnelles accumulées pourraient permettre et permettront si nous dépassons, avec le temps et la volonté cette phase dangereuse. Ma lassitude de santé et d’âge, sensible dans ces mots, est sans doute responsable de mon état mental souvent débile, et de l’usure de mes capacités militantes. Dans un état de réception insuffisante de la théorie (pas de pratique révolutionnaire sans théorie révolutionnaire, on le sait depuis l’antiquité et Les Lumières ont précédé la révolution bourgeoise), la littérature, le roman peut jouer un rôle, accessoire mais catalyseur de la « réaction chimique » entre le salarié et la théorie économique marxiste. Lampedusa a exprimé la fin d’un système et de sa civilisation dans « il Gattopardo » dans et sur une autre période historique que la nôtre… Il ne s’agissait du remplacement d’une domination par une autre. Ce n’est plus le besoin actuel qui demande une civilisation de toute l’humanité. Cette petite réflexion pourrait être le début d’une nouvelle littérature… par d'autres que moi évidemment, tout seul, j'en suis bien incapable.

Amitiés

Pierrot. 8 novembre 2019.

LIEN SUR LE RECUEIL « 20 THÈSES »

Et l’alliance économie-ergologie

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

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Les débuts du blog :

http://pierre.assante.over-blog.com/page/119

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commentaires

B
Après la Révolution francaise de 1789 , les Bourbons sont revenus sur le trone de France . Est ce qu'ils ont dit que c'était la fin de l'histoire ?
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P
Bonne question !

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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