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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 09:23

 

"Tout ce que Wagner a « piquÉ »

À Liszt…"

 

Réflexions sur :

1) LA FORMATION DES SYSTEMES DE CONCEPTS ET DE STYLES.

2) La résistance générale à la soumission à la vente-achat de la force de travail.

3) La contradiction fondamentale du système économique et social mondial dans lequel la suraccumulation-dévalorisation du capital qu’il crée par essence......

 

La formation de systèmes de concepts dans l’activité mentale humaine est déterminée par les besoins de l’individu et les besoins de la société dans leur rapports et interaction dialectiques, en évolution et en complexification, en santé ou pas. Contourner cette réalité constitue une déadhérence conceptuelle sans retour possible, une sortie dans l’espace de la pensée qui peut ne pas être sans beauté ni sans utilité mais appelant sauvetage collectif.

Déterminé ne veut pas dire qu’un besoin particulier ou l’ensemble des besoins vont pouvoir produire automatiquement un système de concepts unique.

Certes le système de concepts sera unique mais découlera d’une multitude de possibilités aléatoire. C’est ce qui fait la différence entre une conception de la nature et de l’homme de création divine et une conception de la nature et de l’homme en autocréation, ce qui ne veut pas dire non plus que l’homme est une conscience totale de son autocréation. Il ne maitrise d’une part consciente de cette autocréation. Et la part inconsciente n’est pas divine non plus, elle est la part d’intuition, de déjà su par l’expérience non encore devenus savoir empirique  ni savoir scientifique. Il ne maîtrise qu’un part de la nécessité, par sa création, son autocréation, son travail créatif, mais il la fait évoluer, en santé ou pas...

La formation de systèmes de concepts dans l’activité mentale humaine est donc en mouvement. En même temps plus elle se complexifie, plus elle a tendance, contradictoirement, à se figer et à se rigidifier si l’entité sociale se fige et se rigidifie par une résistance trop grande aux transformations sociales nécessaires.

Cette rigidification est caractéristique dans une littérature qui après l’éclosion de la Résistance et de la Libération du nazisme et d’un moment du capital qui l’a favorisé, c’est systématisée dans l’acceptation de l’Etat existant même lorsqu’il devient invivable pour une part humaine, puis une masse des humains qui vivent dans cet état existant. Certes, il n’y a pas arrêt sur image de l’état existant, social et mental en unité, mais il y frein à son développement c’est-à-dire frein aux dépassements micros et macro des contradictions, de la luttes des contraires dans le mouvement humain en rapport avec le mouvement de la nature, dont il est partie. Le frein aux dépassements micros et macro des normes antécédentes, des contradictions contenues dans tout mouvement, et le mouvement c’est l’existence, c’est la mise en aggravation des conditions de santé du mouvement, c’est-à-dire de sa poursuite, de son existence future.

La santé ce n’est pas un état d’équilibre, mais un état de mouvement apte à se poursuivre, à évoluer, à se complexifier sans chuter gravement, sans une chute mettant son existence en danger.

Le refus de dépassement des contradictions est tenu non seulement par ceux qui tiennent les rênes mais par tous ceux dont le mode de vie est dépendant des normes économiques, politiques, culturelles antécédentes, c’est-à-dire tout le monde dans la mesure où le mode de vie des normes antécédentes est une contrainte incontournable, quelle que soit notre opinion de cette contrainte, une nécessité tant qu’il n’est pas rompu qualitativement dans l’affrontement lent ou rapide, calme ou violent, des forces contraires du mouvement ; c’est à dire des hommes divisés, en unité de « fonctionnement », « dans et par » ces forces contraires ; forces contraires qui passent entre les classes sociales opposées, et dans les systèmes de concepts de toute entité humaine, têtes des individus et société en interaction dialectique.

Les paroles « forces conservatrices » et « forces réactionnaires » ont tout leur sens, que ce soit en économie, en politique ou dans le domaine dit strictement culturel, dans leur fonction commune.

Qui veut aller le plus loin possible dans l’étude de la lutte contre l’allongement du temps de travail et la réduction ou le frein aux conditions de vie après le temps d’activité salarié ou marchand au sens strict en général verra qu’il y a là une résistance générale à la soumission à la vente-achat de la force de travail.

Dans un système de concept en mouvement, il y a un débat de valeurs sur les catégories qui se forment dans la pensée, la catégorie TRAVAIL aussi et surtout.

Ce débat de valeur traverse toutes les classes et toutes les couches sociales. S’il y a résistance, rien ne peut être figé totalement par les uns et les autres.  

Mais

1) lorsque les décideurs de l’usage et de la circulation du capital qui est le sang de la société capitaliste, c’est-à-dire le sang de la société mondiale actuelle, parce que son moyen d’échanger les biens nécessaire à la vie humaine et de les produire par conséquent…

2) lorsque ces décideurs et profiteurs privilégies de cet usage se réduisent à une si infime minorité, un si infime pourcentage, il y a signe que, quelle que soit le rapport des forces contraires de par les moyens mis en œuvre dans cette domination…

3) cette domination ne peut se poursuivre sans immenses dommages pour la santé sociale.

Les mouvements locaux, nationaux, mondiaux disent cela, et pas depuis aujourd’hui, mais depuis les Fronts Populaires de par le monde depuis le siècle passé.

Ce qui est nouveau, c’est la contradiction au paroxysme entre les forces sociale et entre les normes antécédentes et le besoin de nouvelles normes. Sans vouloir résumer la situation de façon caricaturale, on ne peut ignorer la contradiction fondamentale du système économique et social mondial dans lequel la suraccumulation-dévalorisation du capital qu’il crée par essence et qui tend mortellement à bloquer les échanges humains, ne peut trouver remède que dans un autre système.

Systèmes de concepts du moment et système social « du moment » ont partie liée. Leurs mouvements de même évidemment. Leurs besoins de dépassements micros et macro de même.

Ce matin en écoutant la musique je suis frappé, par rapport à cette réflexion par le fait qu’un style est constitué comme système de concept en mouvement, de sa conscience et de son inconscience mêlées. Et en entendant d’une façon la plus consciente possible les éléments du style de Liszt, je ne peux m’empêcher de voir tout ce que Wagner lui a emprunté de façon assez subreptice il me semble. Il y a une différence entre vol et héritage, mais les vols de Wagner ont donné ce qu’ils ont donné et qui n’est pas négligeable, même si je trouve, au contraire l’héritage de Schubert ou de Schuman ou de Brahms ou de Mahler ou de Chostakovitch vis à vie de Beethoven en « cascade », à la fois respectueux et délicieux et aussi dramatique car il ne peut en être autrement. De même les emprunts de Beethoven à Mozart ou Bach ou Vivaldi…

Pierre Assante. Dimanche 12 janvier 2020.

 

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