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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 06:39

 

D’un Épuisement à l’autre, d’une poussÉe à l’autre.

 

La poussée de la révolution bourgeoise et de la révolution industrielle sous sa direction est épuisée.

Dire cela c’est lier la question de la production nécessaire à la vie humaine au mode de production qui le permet.

Pour résoudre les questions posées par la production aujourd’hui et maintenant, ici et dans le monde, Il ne s’agit pas de décroissance, mais de transformation qualitative de la croissance.

La révolution numérique le permet.

La production industrielle n’est ni épuisée, ni destructrice en soi,

La numérisation de la production, de l’échange et de la gestion de la production-consommation-reproduction élargie ouvre la possibilité de la transformation qualitative de la croissance.

La révolution bourgeoise a poussé en même temps l’avancée des capacités productives de l’humanité, des droits de l’homme et du citoyen, mais pas de l’homme producteur, et a ainsi limité sa propre avancée.

La vente-achat de la force de travail a éliminé dès l’entrée une démocratie de l’homme producteur dans la situation de salariat.

La révolution d’octobre a posé l’élargissement de la démocratie à celle de l’homme producteur, du « que quoi comment produire » en fonction des besoins humains, « matériels et moraux » en processus de développement et de complexification.

Mais en s’insérant dans les limites d’un type croissance imposée à la fois par le niveau historique du moment long des forces productives et par le type de croissance du système instauré par la révolution bourgeoise, lui-même déterminé par les prémisses de la révolution industrielle, la révolution prolétarienne du XX° siècle a été en fait un moment, une fin et une contradiction, une négation de la révolution bourgeoise et de son mode de production et non son dépassement. C’est le propre des transformations tyranniques intermédiaires entre deux modes de production et d’échange.

L’épuisement de la révolution d’octobre entre dans celle de la révolution bourgeoise, selon de terme de Berlinguer, par exemple, et d’autres, ce n’est que les prémisses d’une autre type de développement dépassant le système d’échange A-M’-A’, la vente-achat-vente' de la force de travail.

Le type de mode de production par circulation de capital, accumulation de capital, conduit, par principe économique propre, à la suraccumulation-dévalorisation du capital, épuisement des capacités d’investissement productif, en quantité, en qualité et en santé.

Certes dans cet article, comme dans bien d’autres,  il y a la répétition des fondamentaux de la crise économique. Mais ils sont dans chaque article resitués un pas en avant dans l’analyse générale de la situation, son évolution du moment dans l’évolution générale. Je pense que resituer en quelques mots notre période historique dans l’épuisement d’une poussée et le redémarrage d’une autre possible, les conditions nouvelles le permettant, est une approche positive tant pour la compréhension que pour l’optimisme nécessaire aux choix et à l’acte à accomplir.

Je pense qu’un processus de pensée a besoin de cette continuité pour éclairer la vision de la réalité nécessaire à l’action humaine.

Pierre Assante. 1er décembre 2019.

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