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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 18:53
Ce recueil de 2018 en traite aussi et est dans le blog

 

RÉification, handicap des progrÈs humains. (à relire et corriger)

 

Nous allons attribuer à « objet » toute chose, tout existant que l’on peut distinguer par la perception directe ou par la perception à travers un outil humain, une technique humaine de perception.

Nous allons postuler que tout objet est un mouvement sans lequel il n’existe pas.

Nous poursuivrons en affirmant que tout mouvement infinitésimal, micro, macro ou « astronomique » fait partie du mouvement général dont il est dépendant en interaction à double sens.

Que si nous appelons objet un mouvement particulier dans le mouvement global, un mouvement particulier dans le cerceau, qui est un mouvement électrochimique, que nous appelons concept, et que nous allons distinguer par une notation symbolique, nous pouvons aussi l’appeler objet. Dans cette logique de "repérage" de la réalité et de ses composantes, une idée est un objet, un mot représentant l’idée est un objet. Une représentation est un objet, sans oublier jamais que nous sommes en présence d’un mouvement, de son action et des interactions dans un mouvement général. La science distingue les actions fiables et les actions fortes sur le mouvement général, à double sens.

Selon l’expression de Marx, « l’homme est la conscience de la nature sur elle-même », c’est-à-dire qu’il constitue une part de la nature capable de la voir, de l’analyser, et de décider d’une action sur elle.

La conscience, savoirs et actions relatifs en croissance possible et réelle de la nature sur elle-même  est donc aussi un objet. On peut aussi considérer objet un ensemble d’objets dans leur « fonctionnement » commun, le corps humain par exemple, le cerveau « isolé du reste du corps » dans une observation particulière, le cortex de même etc.

Ce n’est pas très « catholique » dans le langage et la logique philosophique et même dans l’usage du vocabulaire du matérialisme dialectique, mais je vais me permettre d’user du mot objet pour le courage, la peur, la liberté, la pensée ou la démocratie etc. Car ces « éléments » de distinction dans la conscience humaine constituent des abstractions, des extraits de la pensée mais ne peuvent exister sans le mouvement qu’ils effectuent dans le cerveau, et dans la société humaine. Si vous êtes courageuse-eux, c’est que vous avez accumulé des savoirs et des comportements qui vous font agir courageusement, c’est-à-dire au mépris du danger en fonction des choix issus de cette accumulation.

Un choix « premier » est un choix qui détermine la conservation de l’espèce humaine et passant par la conservation de l’individu qui la constitue. Un tel choix détermine les conditions de la poursuite du mouvement de l’individu et de la société et leur processus, c’est-à-dire, à l’instar de ce que nous appelons la santé, un état où les mouvements en tendance d’équilibre, mais non en équilibre sinon il n’y aurait plus de mouvement, permettent ET la conservation des mouvements que sont et l’individu et la société, ET le développement en santé du processus que constituent ces mouvements, le tout dans le processus global de la nature. Le processus corpusculaire, le processus minéral, le processus biologique, le processus psychique, le processus social, dans leur unité et leur interaction dialectique.

Une unité des forces contraires à l’intérieur d’un mouvement particulier ou du mouvement global, accumulation quantitative, saut de transformation qualitative provoqué par un degré d’accumulation, micro et macro, dans un mouvement particulier en interaction avec le mouvement global. Ce sont les « grands principes », les postulats du matérialisme dialectique, le premier étant que les objets existent "en dehors" de notre conscience ; quand je meurs, l’objet terre est toujours existant alors que ma conscience s’est dissoute dans la désorganisation de mon corps et dans la trace laissée dans le mouvement de la société.

La philosophie ne peut avoir qu’un but pratique, comme l’art, la poésie, la musique… et toute activité, à commencer par le travail, qui de l’origine de l’homme à aujourd’hui a développé les fonctions cérébrales cognitives et leur capacité d’action pour répondre aux besoins élémentaires de la vie humaine, les a complexifié et condensé dans des systèmes cérébraux comme dans les systèmes sociaux. Pratique ne veut pas dire en bas d’une hiérarchie des valeurs morales, mais opérationnels dans l’usage et le développement des idéaux individuels et collectifs.

Ces idéaux, que je qualifie aussi d’objet, sont aujourd’hui détachés de plus en plus des besoins élémentaires et complexes de l’humanité et de l’homme. L’accumulation, dans la société marchande à son paroxysme, déjà en contradiction dès ses origines (unité des forces contraires du mouvement !) parvient au moment du besoin de saut qualitatif. C’est-à-dire d’une autre organisation sociale que celle du capitalisme stade ultime de la société marchande dans le Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé (1). La société marchande qui a permis un développement des forces productives, se trouve en une contradiction qui freine et bloque le développement, quantitatif et surtout qualitatif, dans le mouvement quantitatif-/-qualitatif d’ensemble.

La vente-achat de la force de travail, le cycle d’accumulation du capital, la circulation Argent-Marchandise-Argentplus (A-M-A’) a permis une accumulation du capital constant, du travail mort qui ne peut plus être  remis en circulation à un taux de profit nécessaire à sa circulation. C’est une crise économique systémique allant de pair avec une crise de croissance de l’humanité, l’une liée à l’autre en unité.

L’objet humanité, c’est-à-dire le mouvement que nous appelons humanité, pour dépasser sa crise de croissance dans un nouveau type de croissance, c’est à dire d’une autre qualité, doit faire des choix d’actes, user de sa conscience. Nous ne percevons la réalité, qu’un fois cette réalité passée. A l’instant où elle se déroule, nous ne pouvons saisir toute l’ampleur de ce déroulement. En fonction ne notre position d’observation, des inégalités de développement ont lieu. C’est le rôle d’organisation des humains entre eux de se former en tant que conscience générale du processus inconscient. Sans cet « objet » qu’est la conscience de classe issue de forces contraires dans la société capitaliste, et sa mise en mouvement concret, un saut qualitatif de sortie de crise pour se développer dans un nouveau mode de production et d’échange entre les hommes, en santé et découlant des normes antécédentes transformées qualitativement, le processus humain, ne peut se poursuivre et la conscience relative et en progrès de la nature sur elle-même devra trouver un relai ici et dans l’univers. Ce qui se passera de toute façon, soit par continuité de transformation avec des sauts, soit par transmission énigmatique des forces de l’univers, d’une façon tout à fait matérielle, l’existant ne pouvant être que matériel.

La transformation sociale à accomplir est le dépassement de la mesure de la valeur marchande dans l’échange humain. Elle se mesure en temps par pénurie issue du niveau de développement qualitatif  "insuffisant" des forces productives passées. Cette mesure en temps d’activité contrainte est le cœur des contradictions de l‘échange. L’aliénation des produits du travail et des geste de production des produits du travail, pour celui qui vend sa force de travail comme pour celui qui l’achète, tient à double sens à l’usage du temps dans l’échange A-M-A’. La réduction du temps de travail est la marche naturelle vers la libération de l’aliénation. La mise en santé de la relation homme-temps est une marche permanente dans le développement de l’humanité. Sans une relative libération du temps contraint Archimède n’aurait pas découvert quantitativement son principe ; ni les philosophes ni les « spiritualistes », pu penser, effectuer des « déadhérences conceptuelles », opérationnelles ou pas. Déadhérences conceptuelles, objet d’invention propres à l’homme, même si la nature contient en elle-même les possibles et les embryons de ce phénomène (2).

Relisant Heidegger, avec mon acquis limité d'autodidacte, et constatant ses capacités exceptionnelles de déadhérence conceptuelle, je constate à quel point elles peuvent être mises au service du pire et conduire occasionnellement à une errance non seulement in-opérationnelle, mais contre la santé de l’homme et de son développement. En déadhérant conceptuellement moi-même, j’ai tendance à dire qu’il isole être et temps, qui sont en rapport commun le champ principal de ses réflexion, analyse philosophiques, c’est-à-dire qu’il ne les considère pas en tant que mouvement particuliers d’unités micro et macro d’objets dans l’unité du mouvement global. En terme philosophique on nomme cela la réification ( expression dérivée du latin "res", « chose »), c’est-à-dire du concept d’objet coupé du mouvement de l’objet. Son inflation du concept de Nation en est peut-être la conséquence. Il y a aussi refus de la dialectique matérialiste, même si elle a une influence historique sur lui comme sur tout le monde. Ce refus est sans doute idéologique, c’est-à-dire d’ordre d’intérêts de classe pesant sur toutes les idées au détriment des  avancées scientifiques au sens strict, comme au sens large. L’idéologie ne peut plus exister si la perception de la réalité et les conceptions en mouvement de progrès que nous en déduisons sont un bien commun au service de toute l’humanité et de tous les individus et non d’une partie d’entre eux. La conception heideggériennes d’être et de temps est inachevée, comme il le dit lui-même dans un colloque, mais se dévoie dans les chemins sans issue « en santé » (3)….

Pierre Assante. 6 novembre 2019.

P.S. J’use à tort ou à raison dans mes réflexions quelques fois sérieuses, j’espère, quelquefois sans doute fantaisistes, des travaux d’Yves Schwartz en ergologie, l’étude et l’ascèse des conditions d’activité de la personne dans l’entité micro et macro d’exercice du corps-soi, du corps-social, dans l’espace tripolaire dynamique, marché, gestion, politeïa, normes antécédentes de métier et de gestion générale, et dépassement des normes antécédentes, et des travaux de Paul Boccara en économie, sa critique de l’économie politique et ses hypothèses partant du développement de l’économie marxiste et d’une anthroponomie, étude et pratique de moments de régénération, parentaux, travail, politique, informationnel dans leurs transformations et interventions quantitatives et qualitatives .

Notes.

(1) Capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, que j’abrévie : C.M.M.nI.gF.

 (2) Les antiques,  de même qu’augustin et nous-mêmes nous sommes posés et nous posons la question de l’Anankè, la nécessité, et du libre arbitre, le jugement de valeur. Leur rapport est de l’ordre du temps, et du moment historique, le moment dans l’infini et leur unité. Nécessite et libre arbitre n’ont de sens que dans le rapport entre eux et avec le moment historique et social.

Social : nous avons vu que l’aliénation qui s’aggrave jusqu’à l’in-vivabilité dans le CMMnIgF.

(3) Il va de même de l’accumulation du capital et de l’accumulation psychique individuelle et collective : si l’accumulation ne trouve plus emploi pour que croissent en quantité et en qualité les produits de l’activité économique et de l’activité psychique, en unité, il y a frein et blocage. Certes un blocage total c’est la mort personnelle et la mort sociale. Dépassement de la suraccumulation de capital et psychique dans une organisation mentale et économique de type nouveau permettant la poursuite du processus de croissance/condensation,  est la condition de santé en mouvement des formes particulières d’activités humaines, dans leur multitude et leurs diversités, leurs interactions dialectiques.

 

L’HUMANITE ENTRE DANS SON ADOLESCENCE.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

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