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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 09:28
___LE CROISSANT FERTILE, origine de l'Agriculture et de la Cité__

 

La maladie fait partie du mouvement,  jusqu'à un point de rupture…

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre : soignons-la !

 

L’échange basé sur l’accumulation privée qui a accéléré le développement des forces productives et dans le même temps les moyens humain d’investigation, de recherche, de construction sociale allant de pair, a abouti à l’échange A-M-A’ : Argent-Marchandise-Argent plus, l’échange du capital. Et à son paroxysme à la suraccumulation-dévalorisation  du capital conséquente à la modification radicale de la composition organique du capital, la part toujours croissante du capital constant,  dans son évolution productive et productrice, le capital constant prenant une place incompatible avec l’accumulation privée et le taux de profit nécessaire à l’échange A-M-A’. La régulation, in fine ne peut être du ressort du capital lui-même mais de son dépassement dans l’échange du travail et du produit du travail sans passer par cet échange A-M-A’ et la vente-achat de la force de travail.

Evidemment, il n’y aurait pu y avoir d’échange des productions s’il n’y avait pas eu à un moment de l’évolution humaine, un surproduit croissant favorisant la naissance de la société marchande millénaire évoluant vers le capitalisme et le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé actuel.

L’accumulation privée arrive à un somment dans l’aristocratie, elle est transmise à la bourgeoisie puis aux couches moyennes mondiales alliées au système. La caractéristique du mode de vie qu’elle induit c’est la solution individuelle dans tous les secteurs de la vie et de l’activité humaine. La voiture, la télé en sont un exemple de la deuxième moitié du XX°. Ce qui ne veut pas dire qu'elles n'ont pas eu aussi leur utilité. C’est notre héritage que nous portons au paroxysme. Ceux qui sont plus ou moins exclus du développement, de la poursuite de l'héritage, restant une majorité mondiale silencieuse ou révoltée. Mais pas encore révolutionnaire.

Il y a incompatibilité entre solution individuelle et satisfaction des besoins humains sinon à créer les conditions et la situation qui en découle : la monstrueuse et catastrophique crise écologique. Moyens de développement sain et loi du taux de profit dans les échanges humains sont en contradiction antagonique.

L’accumulation et la mondialisation sont des phénomènes tout à fait sains dans le sens où ils permettent une croissance sans laquelle la vie, le mouvement de la société, comme tout mouvement disparaît. Mais il  a croissance quantitative et qualitative ou croissance productiviste de capital. L’accumulation et la mondialisation permet de mettre en commun les efforts humains, et la réalisation d’un niveau toujours plus élevé de la conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité, et d’autre formes inconnues ou connues d’intelligence, sans doute de développements inégaux, plus ou moins développées, dans l’univers.

Les inégalités sociales, les misères sociales ne font pas partie des souffrances utiles. La douleur est un signe nécessaire d’un besoin insatisfait menaçant à terme la vie, si son intensité se poursuit. L’accumulation privée aboutit à cette intensité négative globale comme individuelle.

La société est sur des rails qui ne lui permettent pas de s’arrêter sous peine de tomber, comme en vélo, un vélo qui serait conduit par ceux qui roulent sur la société dans un mouvement commun et augmente ses douleurs stériles.

Abandonner ce qui répond même mal à la survie quotidienne n’est possible que si ce qui répond ne répond plus, si le mode de production et d’échange entre suffisamment en crise pour ne plus répondre. Ou ne serait possible que par une conscience mûrie de transformations sociales nécessaires ce qui veut dire que ce niveau de conscience serait en état prévisionnel pour anticiper suffisamment les crises  à résoudre. D’aucuns me diront sans doute à juste titre : pense d’abord aux transformations économiques de base qui créeront les conditions de vie nécessaire à une autre conscience, d’un niveau supérieur répondant à un autre développement, sain et général de chaque individu dans celui de la société… mais s’il y a rapport dialectique entre condition matérielle de vie, mentalités, conscience historique, ce rapport suppose une action non sur les deux, conditions matérielles de vie et consciences, mais sur l’unité que les deux choses que nous distinguons constituent… et sinon que nous réifions, ce qui n’aide en rien ni l’une ni l’autre.

L’état d’anticipation opérationnelle, ce n’est pas notre cas à ce jour. Certes nous anticipons les effets, mais sans les mettre suffisamment en relation avec les causes et les solutions nécessaires  en découlant. L’accumulation privée est du côté des savoirs privés et de leur aveuglement sur les besoins humains, leur complexité, leur développement. Les algorithmes sont au service de la recherche du taux de profit et d’une accumulation qui s’essouffle et ne répond plus à ses propres besoins d’accumulation. Certes il peut y avoir convergence du moment avec un besoin, mais pas avec une cohérence globale besoins individuels et collectifs et organisation sociale les résolvant.

Les grandes œuvres intellectuelles montrent que les questions et les intuitions que contiennent ces questions vont beaucoup plus loin que les réponses pratiques imaginées et les réponses partielles et provisoires appliquées. L’accumulation collective, qui n’est pas une accumulation autoritaire, une accumulation autoritaire étant du même ordre que l’accumulation privée, sa sœur jumelle, n’est pas qu’une accumulation d’objets tangibles, mais de maîtrise saine et de conscience de l’homme sur son milieu universel et sur lui-même dont il est partie intégrée.

Maîtriser la finance, les moyens d’échange, est du ressort d’un pouvoir politique assumant une transition du privée au collectif, transition radicale mais mise en œuvre démocratiquement, c’est-à-dire par les collectifs d’hommes producteurs, au sens strict comme au sens large, c’est-à-dire dans l’alliance des diversités, les femmes étant des hommes comme les autres, des producteurs comme les autres ; un peu plus sans doute car elles ont l'héritage culturel, si ce n’est éternellement biologique, de la reproduction humaine, biologique et en la plus grande partie, sur la durée, culturelle, historiquement , malgré les apparences données par l’image des « grands intellectuels » des temps récents,  qu’on peut admirer à juste titre mais : pas de savoir savant sans savoir quotidien… Les femmes du matriarcat, de par leurs situations plus sédentaires de

Çatal Höyük. Moins 9000 ans

reproduction "physique", biologique et morale en unité, dans les conditions matérielles des clans de chasseurs-cueilleurs, ont créé hégémoniquement les prémisses de l’artisanat de la société marchande patriarcale, ce que contient l'activité humaine d’invention, d’esthétique, d’art, bien avant cette société marchande elle-même. L'aliénation de la production, du produit et des gestes du produit en amont et en aval, et pendant la production individuelle et globale, ici et maintenant, est liée l'appropriation privée. Ce n'est pas seulement une privation tangible, touchable physiquement, c'est une privation relative invisible et intérieure à la fois au système et à la personne, sa pensée, qui induit la privation tangible, "matérielle".

Un mot sur l’immigration. L’immigration, la migration des humains, géographique, physique et celle des idées qui vont de pair, c’est l’échange qualitatif qui contient l’élargissement de la conscience humaine, de ses savoirs populaires et savants. L’immigration qui conduit à l’acculture est le fait d’un renforcement de l’accumulation privée, des inégalités entre groupes humains dominants et dominés qui ne se soigne pas en un instant mais par une longue réparation de la domination de l’échange A-M-A’ et ses conséquences. Les inégalités de développement, de même qu’elles ont été aggravées jusqu’aux conséquences actuelles, doivent être soignées d’une façon volontariste et à long terme, en attendant d’autres façons naturellement progressives, la maladie guérie. Certes il y a maladie et maladie, soins et soins. La maladie fait partie du mouvement. C’est toute la culture nécessaire aux soins qui les limite, les maladies, avant qu’elles ne deviennent mortelles.

Notre humanité est une si petite et si faible et si courte partie de l’univers. Mais c’est la nôtre : soignons-la

Pierre Assante. 8 octobre 2019.

 

Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE  DANS SON ADOLESCENCE.

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_FEVRIER_2019_L_HUMANITE_ENTRE_DANS_SON_ADOLESCENCE..pdf

 

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commentaires

B
IMMIGRATION . On a tendance a voir que l'immigration , les gens qui viennent "chez nous" . On ne voit pas les Francais qui partent a l'étranger , environ 2 millions . On a pas intérèt a rester entre nous . car on va avoir des tarés , comme dans le temps quand les mariages se faisaient en famille pour agrandir le domaine .
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P
Oui.tout à fait .merci.
B
Dans les médias , on entend souvent des chanteurs ,des personnalités dire : Que le temps nous est compté , qu'il faut profiter du présent sans penser au lendemain . Est ce que cela ne nous conduit pas a l'individualisme , a l'égoisme ? Sans penser au lendemain , a nos enfants ,petits enfants , a l'avenir de l'humanité ? Il y a certainement un équilibre a trouver .
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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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