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8 janvier 2019 2 08 /01 /janvier /2019 07:43

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LE DIVERS ET LE COMMUN, CONTRE LA HIERARCHIE.

Le « débat » ou plutôt la confusion du bavardage sur le « racisme » en dit long sur les inégalités sociales. La mesure de suppression du mot « race » pour combattre le « racisme », c’est à dire supprimer un mot dont on garde le dérivé comporte une contradiction essentielle et un comportement ridicule, celle d’ignorer les dominations, la formation historique de dominations et le développement de dominations de groupes humains sur d’autre groupes humains, d’individus sur d’autres.

Et d’ignorer les dominations  fondamentales, la domination sexiste, la domination de classe, la domination coloniale.

La domination de classe c’est l’exercice de la hiérarchie  du patron sur l’ouvrier par exemple, et qui s’étend du possédant dans le système capitaliste acheteur de la force de travail sur le vendeur de la force de travail, qu’il soit salarié « classique » ou pas.

Il y a dans les révoltes actuelles la révolte contre la mal vie « alimentaire » et la révolte contre les dominations hiérarchiques. A laquelle s’ajoute dans le capitalisme mondialisé et numérisé celle contre la mise en « jachère » de la force de travail inemployée au paroxysme d’une part et l’élitisation au paroxysme de la force de travail qualifiée et super qualifiée employée d’autre part, mais en relation dialectique. ...Suite en dessous de la pub...

 

Le mot race au XIXème siècle ne correspond pas aux notions nazi et pré-nazi. Il est employé scientifiquement ou empiriquement pour distinguer des groupes humains sur le plan des cultures, des modes de vie correspondant  aux particularité de développement des forces productives, des humains, de leurs outils, de leur psychologie, en rapports dialectiques, sachant qu’aucun groupe humain n’est isolé des autres groupes humains comme aucun individu est isolé des autres individus.

Le concept de race noire, jaune, blanche… est un concept qui étend la hiérarchie de sexe et de classe au développement du colonialisme.

L’utilisation du terme « genre » pour remplacer le terme « sexe » est significatif. De même l’abandon du terme « ethnie » qui est proche du sens ancien du mot race n’aide pas à comprendre le fondement sur lequel les détenteurs du capital dans les marchés nationaux ont développé les dominations nationales dont la première guerre mondiale a été une des conséquences majeure. Et dont nous subissons encore les conséquences civilisationnelles négatives.

L’usage de classe qui met en opposition le divers et le commun est un élément encore actuel prégnant de l’idéologie dominante qui malgré la maturité des conditions de transformation sociale de dépassement du capitalisme, empêche une maturation des conditions subjectives de ce dépassement. Le développement des national-populismes qui « répondent » à l’aggravation de la crise générale du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, en est l’illustration et la réalité dramatique.

Il est une réalité triviale qui est constatée mais dont le constat n’entraîne pas de bataille idéologique et « alimentaire » au niveau nécessaire, c’est la transmission des dominations et des hiérarchies par les dominé.e.s aux dominé.e.s, à l’intérieur du mouvement général de domination par les dominants, des mères et groupes féminins aux filles, des salariés aux salariés, comme si un état de la société était un état naturel infini et indépassable.

C’est que l’état de la société est celui dans lequel nous avons à vivre et à survivre jusqu’à ce que cet état ne devienne absolument plus viable, auquel cas la société entre en « révolution » du mode de production ne correspondant plus aux forces productives. Ou entre en régression et destruction des forces productives en attendant une restauration possible ou pas et un nouveau développement des forces productives et d’un autre mode de production et d’échange y correspondant.

La génétique comme l’épigénétique démontrent la diversité des humains et des groupes humains. Elles ne démontrent en aucun cas ni ne justifient les dominations des groupes humains sur les autres groupes humains et de l’individu humain sur d’autres individus humains.

Par contre elles démontrent scientifiquement la supériorité de la coopération entre humains sur l’élimination de l’humain concurrent. L’intérêt social de l’individu de l’espèce humaine et celui de l’espèce et de la société humaine contiennent, comme tout mouvement et développement social une contradiction fertile que le capital et tout système de classe réduit à la domination.

Cette contradiction est celle de l’unité du divers et du commun, que le progrès humain désigne dans son aboutissement social à venir par la société sans classe, le communisme. Aboutissement mains non fin, étape du développement de l’humanité dans la nature et conscience en mouvement de la nature sur elle-même qu’est une humanité en progrès.

Mais certes, une société ne passe pas d’un état à un autre sans un processus qui ne peut se produire sans la conscience de la nécessite de ce changement d’état et un projet de changement d’état qui nécessité un parti de la classe dominée, aujourd’hui et depuis l’instauration du capital, le vendeur de la force de travail.

Autre confusion à signaler, celle de possession, qui est dans la « génétique » et l'épigénétique humaine, lesquelles ne sont d’ailleurs pas immuables, avec la propriété qui est un phénomène proprement social et dans la société classe un élément, dans et avec les lois propres au capitalisme, que l’on trouve développées dans la critique de l’économie de Marx à P.Boccara en passant pas les analyses du travail et de l’activité humaine d’Y. Schwartz etc., la cause la crise de la suraccumulation-dévalorisation du capital qui menace de priver l’humanité de toutes les solutions nécessaires à son développement, du rapport des hommes entre eux et des hommes avec la nature dans ils sont partie.

Certes, ces considérations générales souffrent d’un manque de développement scientifique du contenu de ce qu’est le divers et le commun humain et de société et de la nature en général en rapport dialiectique. L’étude de la dialectique de la nature à laquelle le capital a donné non un arrêt mais un coup de frein caractérisé par la philosophie et la méthode structuraliste est à relancer sous peine que toute révolution ne soit que révolte sans issue (1).

Pierre Assante, 8 janvier 2019

 

(1) La fin de cet article a été détachée pour être publiée à part sous le titre "Prévenir le violence ?"

 

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