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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 18:30

Publié une première fois le 28.11.2017

LES RETOURS, LES DISSOLUTIONS,

LES POSSIBLES HANDICAPÉS.

SONNER L’ALERTE ET AGIR SAVAMMENT.

La faiblesse de la pensée c’est d’être hérétique

La force de la pensée c’est d’être hérétique

La XI° thèse de Marx sur Feuerbach, c’est l’appel à aller au-delà de l’effort de connaissance sur la nature, et sur l’homme par lui-même pour faire de cet effort un outil de transformation du monde en santé, c’est-à-dire pour créer les conditions de la poursuite du processus humain dans la nature, en unité.

Lorsqu’on fait le « bilan » de cet effort, on constate l’échec in fine de la volonté de transformer autoritairement le monde, de part et d’autre, pas seulement de la part du mouvement progressiste, mais aussi et encore plus de la part de la défense du vieux monde et de ses intérêts de classe dominante.

Pêle-mêle, le paysage c’est le retour « inconditionnel » de Spinoza en philosophie, celui de Marchais à Fabien alors que cette période a été un période de régression sur le double effet d’une régression du rapport de force dans la mondialisation capitaliste numérisée et globalisé ; alors que la dissolution d’une vision dialectique des possibilités d’action sur le réel dans le PCF est évidente dans cette même période ; que cette dissolution devient aujourd’hui hallucinante ; et que les contradictions deviennent menaçantes pour l’effort intelligent de poursuite d’un processus en santé.

Il est clair pour moi que le boycott des sciences sur ce qu’elles apporteraient à l’étude de la transformation de l’organisation sociale en santé pour la changer, au-delà de la connaissance physique et biologique de l’univers dans lequel nous vivons, ce boycott à l’initiative du pouvoir des détenteurs du capital et de son mouvement, est le handicap premier de la société et la raison du « blocage » du processus dans une période où l’explosion des savoirs le permettrait comme jamais.

La connaissance et l’expérience du travail, son processus est la condition première nécessaire mais non suffisante pour permettre la production des biens, des moyens nécessaire au processus humain.

Et c’est de l’organisation d’une économie dans laquelle la connaissance et l’expérience du travail est un « élément » essentiel, répondant à ce processus dans les conditions de la mondialisation capitaliste numérisé, que dépend en dernière instance le processus humain en santé et donc le processus humain tout court.

La résultante des deux est le processus lui-même, le troisième élément de l’état des choses, de la lutte des forces contradictoires dans leur unité, le dépassement des contradictions.

Les errements philosophiques sur les réelles et incontournables incertitudes que nous communique le développement des savoirs sur l’univers dans lequel nous vivons et sur nous-mêmes dans cet univers, sont devenus, au corps défendant des scientifiques et des moyens de transmission de leurs travaux, l’arme utilisée pour tout changer pour que rien ne change dans les intérêts des détenteurs du capital et de son mouvement. Cette tactique d’autoconservation de la classe dominante est un grand classique.

Sans une révolution philosophique et scientifique dans les organisations se réclamant de la transformation de la société en santé, c’est toute la société qui va droit dans le mur. Les cris d’alerte non suivis d’un effort de conscience transformatrice ne servent strictement à rien, si ce n’est à cautionner l’état d’immobilité entretenue volontairement dans les lois de l’échange et de la production du système, qui à ce stage d’obsolescence nous jette sur ce mur ; jette la civilisation dans le mur.

Deux colloques, celui de l’ergologie au CNAM récent autour des travaux d’Yves Schwartz et celui de la commission économique du PCF à venir autour des travaux économiques de Paul Boccara convergent vers une prise de conscience des échecs et des conditions des possibles à créer, dans le sens des XI° thèses sur Feuerbach.

Il ne s’agit pas de dogmatiser ces deux efforts, ni leurs contradictions structurelles en l’état actuel des choses, mais de les développer et de libérer la société des carcans de l’ignorance des conditions de première et de dernière instance qu’ils constituent. Malgré les difficultés d’ordre personnel et d’ordre général, en unité, dans les conditions sociales actuelles, de leur mise en concordance.

Pierre Assante, 28 novembre 2017.

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QUELQUES RECUEILS ET LIENS :

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LIRE ici

http://pierreassante.fr/dossier/LE_CORPS_Receuil_Copie_AUGMENTEE.pdf

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JOURNAL juillet-août 2017  : ici

http://pierreassante.fr/dossier/JOURNAL_juillet_aout_2017.pdf

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*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

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*Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

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