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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 07:44

 

L’opium du peuple : les médias dominants au service de la

classe dominante.

Pour une refondation philosophique, pour une conception d’unité 

corps-pensée-société-nature.

 

La classe dominante est celle qui détient les pouvoirs dominants sur les placements du capital en fonction de l’intérêt, du profit maximum des grands groupes financiers mondiaux, nouvelles féodalités dépassant le pouvoir des Etats lesquels leur sont soumis. Et par conséquent qui domine l’organisation mondiale et locale du travail, de la personne au travail et hors travail, des unités de travail et de leurs relations.

Evidemment pas les techniciens de la finance ou les traders etc. qui pourraient comme tous les cadres de production-échange, de gestion et d’exécution devenir des acteurs de transformation sociale en santé, en unité de tous les producteurs subalternes et leurs alliés non-salariés, et en « partant » des ouvriers de production au cœur du processus de production.

Cet opium c’est l’entretien et l’aggravation en état de confusion de l’opinion populaire à travers le traitement de l’information, de toutes les informations, de l’évènementiel à la science en passant par tous les savoirs, les savoir-faire et le travestissement des nécessités, des besoins humains élémentaires et complexes en unité, et des possibilités de les satisfaire.

De l’anthropologie à l’économie en passant par les sciences sociales et les sciences biologiques et ondo-corpusculaires en unité, tout est fait pour détourner la société de la critique d’une économie politique toute au service de ces féodalités mondiales.

Le plus fort de cette confusion est exprimé par cet ami qui dit, parlant des « économistes orthodoxes » qui ne peuvent plus nier la crise et finalement critiquent la politique économique de Macron et de ses prédécesseurs sans la combattre :

"Il y a chez ces économistes une sorte de dédoublement de la personnalité : d'un côté, ils voient que nos sociétés capitalistes vont dans le mur et de l'autre ils n'ont dans leur tiroir que des solutions libérales ».

Une refondation d’un rationalisme non dogmatique, non mécaniste, commence par une refondation philosophique, des « Lumières du XXI° siècle » mettant à jour les savoirs et savoir-faire au service des besoins humains dans les conditions de la révolution scientifique et technique numérique mondialisée et de son influence sur l’organisation économique, matérielle et morale de la société, sur les concepts philosophique, qui aujourd’hui sont caractérisés par la domination de l’idée d’une pensée hors corps, malgré le progrès des neurosciences, et une vision éthérée, mythique, ésotérique, de la réalité.

Les médias sont imprégnés d’un retour à la dichotomie corps/pensée. Une philosophie basée sur la matérialité de la pensée est la base d’un renouveau, d’un nouveau progrès de la conscience humaine sur elle-même et sur son environnement naturel et cosmique. Pas de réponse rationnelle et opérationnelle au développement des besoins humains dans le processus humain sans ce retour-dépassement. Il est impératif de militer, au sens pratique et théorique en unité pour une refondation philosophique, pour une conception d’unité corps-pensée-société-nature.

Bien sûr il n’est pas question d’une réduction de notre vision micro et macro de la réalité dans une unité du processus corps-pensée niant la complexité et l’énigmaticité de cette réalité. Il s’agit d’utiliser rationnellement nos capacité d’adaptation à notre milieu pour faire croitre les connaissances nécessaires à notre survie par et dans notre société humaine et le processus acquis de croissance de notre conscience, outil « final » de notre espèce et de la part de la nature que nous constituons.

Il n’y aura pas de « Lumières du XXI° siècle » sans cette refondation-dépassement philosophique. Il n’y aura pas de « Lumières du XXI° siècle » sans l’hégémonie collective d’une tendance à l’aboutissement de nos savoirs vers un horizon sans cesse progressif, savoirs qui constituent nos capacités de production des biens « matériels et moraux » nécessaires à nôtre processus vital. Nos capacités de production, in fine, c’est une économie politique de progrès qui les conclut, une économie politique s’opposant et dépassant le libéralisme, dépassant l’organisation de la société actuelle basée sur la production-échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’), la suraccumulation du capital et la crise de société, d’activité et de civilisation qu’elle induit.

L’économie politique ne résume en rien l’infinité et la diversité des activités humaines dont aucune n’est marginale, ni en santé ni en maladie.

L’économie politique c’est l’affirmation d’une étape actuelle du processus humain en besoin de maîtriser en santé le processus de production nécessaires à ses besoins vitaux, des plus élémentaires aux plus complexes. Cette économie politique est la « facette en dernière instance» du communisme, de la mise en commun en santé, en liberté, en coopération et en unité entre l’homme, son activité, l’activité de l’humanité et la nature. Le corps humain, la société humaine c’est l’activité humaine et non une abstraction figée ne reflétant aucune réalité sinon celle d’une dé-adhérence conceptuelle sans issue. La dé-adhérence conceptuelle permet la création humaine et est la propriété première de l’humanité, mais comme tout mouvement, et tout mouvement créatif, elle a besoin d’expérimentations, de retours en arrière, de rectification et d’avancées nouvelles.

Il n’y aura aucun développement de l’humanité et de la personne dans l’humanité sans une croissance de la conscience, de l’accumulation objectivée de l’inconscient, du non- encore-conscient et du conscient, ce qui passe par la lutte de ce qui entrave le processus humain, le mode de production-échange obsolète qui sacrifie la personne à l’enrichissement financier qui est déconnecté de plus en plus des besoins humains, et son dépassement dans une société communiste, démocratique, de paix et de progrès.

La sécurité d’emploi et de formation, la maîtrise populaire et démocratique du crédit, du système bancaire local et central, de la création monétaire est au cœur de la transformation en santé du mode d’échange-production et au cœur de l’action interne et externe de la commission économique du PCF

Pierre Assante, dimanche 29 octobre 2017

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commentaires

B
PHILOSOPHE
Pour beaucoup de citoyens , etre philosophe , c'est prendre les choses du bon coté .
" Il ne s"en fait pas , il prend les choses avec philosophie "
Alors que le philosophe est censé expliquer le monde et depuis Marx de le transformer en santé comme tu dit. Salut
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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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