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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 13:29

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre (2)...

Pour qu’une transformation sociale ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Les trois interventions de chercheurs-militants (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara) de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017, donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

 

Il faut montrer que le mouvement social peut mettre Macron en échec mais il faut que tout le monde apporte sa contribution. Y compris le PCF.

 

Nous serons beaucoup plus forts pour le faire si nous intervenons non pas comme une force politique parmi d’autres qui cherche à récupérer une part de marché électoral mais sous l’angle qui fait la spécificité du PCF : celui des tâches à accomplir pour s’attaquer aux causes profondes des attaques du pouvoir, et donc pour faire se développer, dans la réalité concrète d’aujourd’hui, les éléments d’un dépassement du capitalisme. Ce n’est donc pas seulement dénoncer les riches, c’est combattre le capital, donc prendre le pouvoir sur l’argent. Venir sur ce terrain, c’est aussi rencontrer une demande de radicalité qui existe dans la société. C’est le sens, par exemple, de notre proposition de sécurité d’emploi et de formation : le but est bien de créer une nouvelle liberté, celle de permettre à chacun de décider à tous les moments de sa vie, dans la sécurité, en s’en donnant les moyens à travers des mesures précises pour prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent public, de l’argent des entreprises et de l’argent des banques.

 

Lorsque nous avançons des idées précises et originales, qui apportent des arguments et des points d’appui au mouvement social, nous touchons la cible, comme dans l’appel pour un autre agenda pour l’emploi et le code du travail, qui reprend très précisément les grands axes de notre proposition de sécurisation de l’emploi et de la formation, et qui a été signé par 600 personnalités extrêmement diverses. Le problème c’est qu’en l’occurrence on ne sait pas quel écho cet appel aurait dans les médias puisque même l’Humanité ne l’a pas publié.

 

Sur Alstom, nos interventions, celles de nos parlementaires ont de l’impact dans les médias, elles obligent le gouvernement à répondre et à révéler par exemple que c’est sur injonction des actionnaires de Siemens qu’il s’est engagé à ne pas exercer l’option d’achat des actions Bouygues dont il dispose. Mais nous ne nous contentons pas de dénoncer un sinistre industriel annoncé, nous contribuons à montrer qu’il est possible de lutter pour une alternative. Avec par exemple un plan démocratiquement élaboré et soigneusement ciblé d’investissements dans les infrastructures, les matériels de transport et dans les systèmes d’information qui en sont une partie essentielle. Avec les coopérations indispensables dans le monde d’aujourd’hui, y compris avec les Canadiens de Bombardier et les Chinois de CRCC, au lieu de brandir le péril jaune pour justifier la capitulation de la bourgeoisie française devant le capital allemand.

 

Et avec les financements qui vont avec : pourquoi pas un fonds de financement de ces investissements financé par les grandes banques européennes et par la BCE ?

Le succès de la pétition lancée par Patrick Le Hyaric sur les 8 milliards de bénéfices de la BCE montre un début de prise de conscience du rôle joué par cette institution dans la répression féroce du peuple grec et de sa tentative de mettre en cause l’austérité. Comme l’a dit Iannis Varoufàkis, aujourd’hui, la violence du capital, ce ne sont pas seulement des tanks, mais aussi des banques ! N’est-il pas temps d’exiger de la BCE une autre utilisation des 2 200 milliards d’euros qu’elle a injectés, sans aucune contrepartie, sur les marchés financiers depuis trois ans ? Pour le développement des services publics et pour la création de richesses dans nos territoires, c’est-à-dire le renforcement et la sécurisation de l’emploi.

 

Denis Durand, Conseil national du 13 octobre 2017

 

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/02/la-pensee-marx-i-ii-iii-iv.html

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